Auteur émergent du septième art polonais, qui aura su se faire un nom avec son premier essai, The Red Spider, Marcin Koszałka vient d’effectuer son retour derrière la caméra avec White Courage. Ayant fait couler beaucoup d’encre lors de sa sortie sur ses terres, ce drame comprenant au casting Filip Pławiak, Jakub Gierszał, Sandra Drzymalska, Julian Świeżewski, Wiktoria Gorodecka et Adam Woronowicz, s’est dévoilé au public français à travers une présentation en avant-première lors de la vingt-cinquième édition de l’Arras Film Festival.
Continuant d’explorer les multiples facettes de la Pologne à travers l’Histoire (The Red Spider évoquant le communisme), avance sur une ligne de crête avec son second long-métrage, qui convoque les zones d’ombre d’une période controversée de la Seconde Guerre Mondiale afin de lever le voile sur le tortueux destin d’une communauté de montagnards à l’heure de l’Occupation nazie. Un contexte servant à donner du relief à un drame familial, où les aspirations individuelles fragilisent inéluctablement l’équilibre d’un tout, pour mieux le fracturer. Que ce soit un foyer ou plus largement une population.
Prenant tout d’abord de présenter les us et coutumes des Goral, suivant le quotidien des clans des Zawrats et des Wetulas, cherchant à s’unir pour une question d’élargissement de territoire. Un mariage décidé par les patriarches au grand dam des tourtereaux en devenir, Maciek et Bronka. Et pour cause, celle-ci a succombé au charme du frère de ce dernier, Jedrek – protagoniste cristalisant tous les enjeux du script tricoté par Marcin Koszałk et son co-scénariste Łukasz M. Maciejewski.
Que ce soit par le biais du triangle amoureux, fer de lance de la première partie du long-métrage, ou par celui de la collaboration avec l’ennemi, Jedrek symbolise l’ambivalence, de ces choix s’initiant l’inéxorable ascension vers l’obscurité des highlanders polonais. C’est d’ailleurs dans sa deuxième heure que White Courage gagne en intensité, la présence insidieuse des nazis faisant naître une horreur froide, en particulier avec la mise en lumière des liens du sang entre les Goral et le peuple allemand, d’où découle l’affiliation contre nature avec le IIIe Reich.
Une vérité historique mise sous le tapis – restant un tabou encore aujourd’hui dans la société polonaise – s’exposant en clair-obscur devant la caméra de Marcin Koszałka, qui signe une fresque solide oscillant en zones de gris. Le tout avec une mise en scène de haute-volee, le cinéaste sachant mettre en valeur les massifs montagneux de son pays, tout en resserrant son cadre sur ses personnages pour amplifier ce paradoxe entre beauté de la nature et noirceur de l’âme humaine.



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