Ayant fait ses armes dans le domaine de l’humour, Mourad Winter a progressivement rajouté plusieurs cordes à son arc, passant de la scène à l’écran – le tout en passant par la littérature. Car pour son premier long-métrage, sorti l’an dernier, notre touche à tout s’est décidé à transposer lui-même son roman L’Amour c’est surcoté, et ce en compagnie d’un casting composé de Hakim Jemili, Laura Felpin, Benjamin Tranié. Fort de cette collaboration, ce quatuor s’est réuni pour le second essai du cinéaste en herbe, qui s’effectuera cette fois dans l’univers du streaming.
Avec Une Famille de Bâtards, Mourad Winter ne change pas d’équipe, réunissant son trio comique dans un délire synonyme d’imbroglio pour une fratrie qui s’ignore – devant apprendre à tisser des liens malgré leurs différences. En découvrant de la bouche de son père que ce dernier a eu d’autres enfants dans sa vie, le pauvre Mohamed va mettre les pieds dans un sacré bourbier. Car son demi-frère et sa demi-sœur naviguent dans un milieu trouble, gérant un hôtel de passe.
De quoi compliquer leur relation en construction, d’autant plus lorsque l’argent – et les magouilles – se rajoutent à la partie. Vous l’aurez compris, cette réunion de famille ne manquer pas de sel, entrez coups de gueules, coups de poings, coups tordus, le tout dans une ambiance chaotique. Pour épauler notre réalisateur et ses joyeux drilles dans ce nouveau pas de deux, des piliers de l’humour puisque Florence Foresti, Kad Merad et Alexandre Kominek se greffent à la bande. Ce qui devrait faire des étincelles à l’écran. Ce que nous pourrons découvrir dès le 12 juin, date à laquelle Une Famille de Bâtards sera disponible sur Prime Video.

Synopsis :
Paname, 1997.
A la suite d’une fusillade ayant laissé pour mort son père, Mohamed (Hakim Jemili) apprend que ce dernier, visiblement adepte des plaisirs de la chair, lui cachait Maurice (Benjamin Tranié) et Morgane (Laura Felpin), deux frère et sœur jusque-là inconnus et aux caractères bien trempés. Pire, l’évènement oblige Mohamed à cohabiter avec ses néo-frangins et ainsi s’occuper de “Chez Momo”, haut lieu du vice parisien, qui brasse autant de mousse que de magouilles et d’amour tarifé.
Bien que conseillé par Djilali (Kad Merad), pilier immémorial du bar, et Sylvie (Florence Foresti), entraîneuse historique qui connaît la maison comme sa poche, le trio devra tout tenter pour sauver le bistrot, endetté jusqu’au cou… sans se faire plumer par la pègre locale.
Entre arnaque, machines à sous et crises de fratrie, ils découvriront ensemble que les liens du sang, ça tâche, et c’est dur à faire partir.