Neuf ans après Moi, Moche et Méchant 3, Pierre Coffin retrouve un poste clé au sein de la saga phare d’Illumination, celui de réalisateur. Et pour ce retour aux affaires, ce dernier s’est attelé à la mise en scène du nouveau spin-off consacré aux minions, Des Minions et des Monstres, qui nous propulse dans le Los Angeles des Roaring Twenties, afin de suivre la percée de certaines de nos charmantes créatures dans l’industrie cinématographique…
Mascottes de la franchise Moi, Moche Et Méchant, les minions ont eu le droit à leur propre long-métrage, au titre éponyme, en 2015 et cela s’est soldé par un succès monstre puisque ce spin-off avait amassé plus d’un milliard de recettes dans le monde (1,15 milliard précisément). Quoi de plus logique donc que de voir leurs aventures en solo se poursuivre, entre deux épisodes de la série-mère, toujours aussi populaire. Ainsi, deux ans après la dernière escapade familiale de Gru, nos adorables bestioles fanas de salopette reviennent sous le feu des projecteurs.
Et avec ce troisième opus, intitulé Des Minions et des Monstres, l’équipe aux manettes continue de surfer sur le concept du préquel, arrêtant cette fois sa frise chronologique sur les années 20 alias les années folles – qui est l’occasion pour Pierre Coffin de revenir sur l’âge d’or du cinéma hollywoodien, dans le chaos et la bonne humeur, afin de rendre hommage à un art qui l’inspire depuis tant d’années. Sous l’égide du réalisateur, qui est l’un des papas de l’univers chéri d’Illumination, se dessine alors ainsi une plongée sur les plateaux de tournage alors que nous suivons les tribulations de minions désireux de trouver leur place dans ce doux royaume de tous les possibles, les adorables Henry et James, offrant bien plus d’opportunités que de choyer son vilain préféré du moment.
Leur objectif ? Réaliser un film de monstres à proprement parler, un genre à la mode à l’époque – notamment grâce au succès des productions Universal Monsters. Mais pour s’y faire, nos trublions vont privilégier le réel au effets spéciaux et convoquer un véritable bestiaire pour donner du cachet à leur réalisation. Soit le début du cauchemar pour les personnages…et Hollywood bien entendu. Ce qui donne lieu à ne ascension sur pellicule, qui ne manque pas de charme, se payant même le luxe d’insuffler un vent de fraîcheur sur une marque qui a été exploitée en long en large et en travers. On apprécie la sincérité du propos sur le cinéma et le sens de la créativité, avec d’innombrables clins d’œils qui amuseront les adultes – avec des références aux frères Lumière, George Méliès, Harold Lloyd, Charlie Chaplin ou encore George Lucas pendant que leurs enfants se régalent des pitreries de leurs nouveaux minions préférés.
De quoi mettre d’accord au minimum deux générations de spectateurs quant à la qualité de ce chapitre, réellement divertissant (même s’il rentre davantage dans le cahier des charges made by Illumination au cours de son acte final). Pierre Coffin ne démérite pas pour son retour aux affaires, redorant le blason de sa propriété intellectuelle de cœur – qui se sera essoufflée avec le temps – tout en continuant à s’époumoner avec malice question doublage, en tant que voix officielle de nos minions. Des Minions et des Monstres se veut une parenthèse enchantée célébrant la magie du septième art et cela fonctionne à l’écran.
