Neuf ans après un premier opus couronné de succès, Pixar s’est finalement décidé à donner une suite à Vice-Versa, confiant les rênes de ce projet à Kelsey Mann, qui prend de ce fait le relais de Pete Docter et Ronaldo Del Carmen. Comprenant au casting vocal (français) Charlotte Le Bon, Mélanie Laurent, Gilles Lellouche, Pierre Niney, Marylou Berry, Dorothée Pousséo ou encore Kaysie Chase, ce deuxième chapitre de la vie de la jeune Riley nous entraîne à une étape de transition synonyme de bouillonnement interne, l’adolescence.
Comptant parmi les succès de l’année 2015 avec un box office culminant à 858,8M$, Vice-Versa avait fait forte impression sur le public du monde, l’histoire concoctée par Pete Docter et Meg LeFauve prenant littéralement les spectateurs par les sentiments. En s’articulant sur ce qui se trame dans la tête de tout à chacun, Pixar trouvait un nouveau concept parlant au plus grand nombre.
Ce n’est ainsi pas si étonnant de savoir que la firme opérant sous le giron de Disney s’est décidée à replonger dans l’esprit de la jeune Riley afin de reprendre le contact avec ses émotions que sont Joie, Tristesse, Colère, Peur et Dégoût. Au programme de cette suite, qui voit Kelsey Mann reprendre le flambeau de Docter et Ronaldo Del Carmen, l’entrée de notre héroïne dans cet âge ingrat qu’est l’adolescence, synonyme de transformations intérieures.
Une évolution qui se traduit par un branle-bas de combat d’ordre sentimental, moteur de l’intrigue de ce second épisode, qui se concentre sur un voyage synonyme de transition pour notre jeune héroïne, se retrouvant aux portes d’un chapitre inconnu pour elle. Ou quand un simple stage d’été destiné à passer du temps entre copines se transforme en casse-tête, suite à des décisions peu avenues quant à la voie à suivre pour l’avenir. Entre une carrière sportive lui ouvrant de nouveaux horizons et un moment de partage entre amis avant une rentrée des classes décisive, Riley se retrouve à la croisée des chemins.
Un moment d’incertitude allant de pair avec l’entrée dans cette phase de l’adolescence, décuplant la puissance des sentiments. Ce qui se traduit ici par l’arrivée fracassante d’Anxiété et de ses comparses Embarras, Envie et Ennui. Des personnages mettant le feu aux poudres au sein du quartier général, amenant de ce fait à une autre excursion moivementée au sein de la psychée de Riley. Cherchant à tirer profit de son rythme en crescendo, Vice-Versa 2 fait progressivement monter la pression quant à ses enjeux, la multiplication d’émotions amenant à une mutinerie, événement déclencheur d’une perte de contrôle interne et par conséquent à une série de choix aléatoires des plus douteux – notre quintet original se voyant réprimé par leurs collègues sortis de nul part.
Si Meg LeFauve rempile au scénario, Pete Docter a pour sa part laissé le champ libre à Kelsey Mann, ce qui se ressent en termes d’écriture, la finesse étant moins présente quant au fil rouge se tissant devant nos yeux, suivant de très (trop ?) près la trame de son prédécesseur. Ajouter à cela la difficulté de devoir composer avec un nombre de personnages plus conséquent, qui dans ce cas précis amène à un déséquilibre, certains se voyant éclipser tandis que d’autres n’ont pas le temps de réellement briller et vous avez une suite qualitativement inférieur au premier film, qui avait mis la barre à un excellent niveau il faut le concéder. Par contre, question réalisation, le relais est assuré, l’animation restant riche et fluide, notamment lorsque la tension monte d’un cran, que ce soit sur le terrain de hockey sur glace ou dans le cortex cérébral de Riley.
Ce qui n’empêche pas ce volet de rester pertinent quant à sa transposition imagée du mal-être mais surtout de la pression que l’on peut s’infliger à soi-même, un sujet explicité par le sabordage d’Anxiété, dont le burn-out final donne un supplément d’âme à Vice-Versa 2, qui vise juste sur sa dernière ligne droite – l’évocation de l’estime de soi réhaussant le niveau général. Se laisser dépasser par ses sentiments, cela arrive à tout le monde, surtout lors de sa période adolescente, loin d’être glorieuse. Quelle sera maintenant la prochaine étape pour l’équipe créative aux manettes de la franchise ? (le box office du long-métrage laisse peu de doutes quant à la réalisation d’un épisode trois). S’intéresser aux vicissitudes de la vie d’adulte ? Une évolution qui serait logique et pourrait amener à une approche plus dramatique de l’évolution des sentiments à travers le temps.
Suivant une trame similaire à son prédécesseur, Vice-Versa 2 nous montre cette fois les ravages intérieurs de l’entrée dans l’adolescence, un épisode tumultueux sentimentalement parlant comme le démontre le réalisateur Kelsey Mann, aux manettes de cette suite.



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