[Critique] The Good Criminal, gentleman cambrioleur

Quatre ans après Last Call, le réalisateur Mark Williams est de retour à la réalisation avec The Good Criminal, thriller comprenant au casting Liam Neeson, Kate Walsh, Anthony Ramos, Jai Courtney, Jeffrey Donovan, Robert Patrick et nous faisant suivre un légendaire voleur de banque dans sa tentative de se ranger des voitures et de mettre sa vie de criminel au placard…

Avec The Good Criminal, Mark Williams rajoute une pierre à l’édifice de l’univers ‘action hero’ dans lequel s’est engouffré Liam Neeson il y a plus d’une décennie, livrant ainsi un thriller qui se veut tendu mais qui s’avère au final mou du genou.

Le scénario du long-métrage, qui se la joue série B sortie tout droit des années 90, laisse malheureusement peu de place à la surprise et encore moins de place à l’action. Ceux qui attendaient de voir Liam Neeson entrer dans une colère noire et dégommer sans vergogne ses ennemis vont être déçus, puisque ce qui était devenu un rituel à l’écran n’est pas à l’ordre du jour ici. Mark Williams et son co-scénariste Steve Allrich préfèrent détourner cette caractéristique propre à bon nombre des récents films auxquels l’acteur irlandais à pris part ces derniers temps et en font un amoureux transi.

The Good Criminal, c’est avant tout l’histoire d’une rédemption, celle de Tom, un as du cambriolage qui va vouloir se racheter une conduite suite à sa rencontre avec une femme, Annie. Pour que son idylle se poursuive, notre braqueur au grand cœur mise sur l’honnêteté et se lance dans une démarche peu banale pour un homme de son calibre : se rendre aux autorités et rendre l’argent, qu’il a subtilisé mais n’a jamais utilisé, pour des raisons qui lui incombe (qui seront rapidement explicités). Ainsi, c’est un anti-héros d’un grand sentimentalisme qui nous est introduit, permettant à Liam Neeson d’apporter de la nuance à son jeu, ce qui est le point fort de cette oeuvre, l’alchimie entre le comédien et Kate Wash – qui campe la douce Annie – fonctionnant à l’écran.

Lorsque notre criminel repenti tombe sur deux agents du FBI peu scrupuleux, se disant que récupérer son magot et le piéger pouvait être une bonne idée, le long-métrage tente d’ajouter de la tension à l’intrigue en basculant dans le thriller sauf que la machination qui se met en place ne prend pas, la faute à une écriture peu inspirée et manquant cruellement de rythme. L’idée de s’éloigner de l’archétype du vengeur prêt à mettre à feu et à sang est sympathique certes mais le problème est que les ennemis de Tom ne sont pas finauds et que l’on devine tout de suite comment tout cela va se terminer.

Si aux côtés de Neeson et Walsh, Jeffrey Donovan et Robert Patrick donnent le change, malheureusement du côté de nos ripoux, la subtilité n’est pas de mise en ce qui concerne les prestations de Jay Courtney et Anthony Ramos, à la limite de la caricature. La réalisation de Mark Williams n’arrange rien, celle-ci étant terne et ne capitalisant aucunement sur la tension que le scénario essayait de diffuser. Pour des scènes d’actions réussies, il faudra repasser puisque entre affrontements mal cadrés et explosion en CGI faisant mal aux yeux, les amateurs du genre seront déçus.

Avec The Good Criminal, Mark Williams livre un thriller ronflant et avare en action, qui se laisse seulement regarder pour l’alchimie entre Liam Neeson et Kate Walsh, dont la relation est la seule attraction un minimum distrayante de cette série B convenue, qui ne restera pas dans les mémoires.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s