En ce deuxième jour de l’Arras Film Festival, le mal-être était le thème principal et après Simon Et Théodore, nous avons assisté à la projection de Je Vais Mieux, dernière réalisation de Jean-Pierre Améris. Cette fois la souffrance n’était pas que psychique mais également physique et le ton était plus léger.

Adapté du roman éponyme de David Foenkinos (qui était venu la veille avec son frère Stéphane et Karin Viard pour présenter Jalouse) et avec au casting Eric Elmosnino, Ary Abittan, Alice Pol, Maud Baecker, Henry Guibet ou encore Valérie Decobert, Je Vais Mieux se centre sur un quinquagénaire, victime d’un mal de dos fulgurant. Tous les médecins, les radiologues et les ostéopathes du monde ne peuvent rien pour lui : la racine de son mal est psychologique. Mais de son travail, de sa femme ou de sa famille, que doit-il changer pour aller mieux ?

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Jean-Pierre Améris nous revient en forme (contrairement à son personnage principal) et nous délivre un long-métrage pétillant avec un style rappelant Les Emotifs Anonymes, qui mettait en lumière les angoisses pouvant nous handicaper dans la vie de tous les jours et comment tenter de les surmonter. Cette fois, le réalisateur nous dit d’écouter notre corps, car ses signaux sont importants et que ceux-ci nous préviennent d’un problème plus profond. En évoquant le mal de dos, Je Vais Mieux, touche une bonne partie du public car, comme il est dit dans le film, c’est le mal du siècle. Mais surtout, il est question de problèmes de la vie quotidienne et là ça fait mouche.

Le personnage central du film, interprété par Eric Elmosnino est comme le symbole de notre société actuelle où nous sommes soumis à une pression permanente que ce soit à la maison ou au travail. Il est une sorte de monsieur tout le monde et on s’identifie rapidement à lui. D’ailleurs débuter le long-métrage par ce fameux mal de dos est une bonne idée et on entre directement dans le sujet, sans temps mort. Le film se concentre d’abord sur les raisons de cette douleur et se moque gentiment de la médecine ainsi que de notre côté hypocondriaque (où l’on mène nos recherches nous-même pour savoir ce qui ne va pas et où les résultats trouvés nous inquiètent encore plus qu’elles nous rassurent). Puis une deuxième partie se dessine, où ce mal physique se révèle être psychologique et où notre héros doit changer sa façon de vivre pour apprendre à aller mieux. La douleur se révèle être au final bénéfique et agit comme une sorte d’alliée pour notre héros. Après toute une vie pleine d’angoisses, de stress, place à un renouveau, dans tous les domaines. Nous assistons à un voyage initiatique salutaire.

Jean-Pierre Améris se permet quelques fulgurances au niveau de la fantaisie et ces passages sont parmi les meilleurs du film, on retient notamment la dispute entre Eric Elmosnino et Judith El Zein ou encore les interactions du couple Ary Abittan/Valérie Decobert. Le casting est judicieux, tous ont le droit à leur moment et saluons surtout le choix d’Elmosnino, dont le corps est un atout pour le côté burlesque de certaines situations. Je Vais Mieux est une comédie qui fait du bien et nous livre un bon moment de détente. Parfait pour déstresser !

Nous avons eu la chance de rencontrer le réalisateur et il nous a confié quelques détails sur son long-métrage :

Avec Je Vais Mieux, Jean-Pierre Améris voulait réaliser un film sur l’être humain et la douleur mais de manière positive en ajoutant une dose de fantaisie, un voyage à la Alice Aux Pays Des Merveilles. Concernant cette fantaisie, le réalisateur voyait ce film comme une pièce de théâtre loufoque et a choisi des acteurs comme Eric Elmosnino, Alice Pol qui ont cette fibre comique/burlesque.

Comme pour Les Emotifs Anonymes, Jean-Pierre Améris  a ajouté une dose de vécu au  récit mais aussi sa touche d’humanité, de sensibilité. C’est pour cela que l’intime a une place importante entre les relations de couples et celles entre parents.

Pour finir, le message à passer avec Je Vais Mieux était de donner le goût de vivre et surtout d’écouter son corps, ne pas le négliger.

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