Ce week-end du 7 au 9 novembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Predator : Badlands de Dan Trachtenberg, Die My Love de Lynne Tamsey, Sarah’s Oil de Cyrus Nowrasteh ou encore Nuremberg de James Vanderbilt. Parmi ces propositions, une est parvenue à tirer son épingle du jeu. Analysons les chiffres.

Tournant au ralenti ces derniers temps, le box office reprend du poil de la bête grâce à Predator : Badlands, qui a su charcuter la concurrence – dont le champion Black Phone 2 – pour mieux s’imposer au sommet de la pyramide.

Pour son atterrissage dans les salles obscures, le nouvel opus de la franchise S-F (mis en scène par Dan Trachtenberg) a surpassé les attentes de 20th Century Studios en récoltant 40M$ de vendredi à dimanche. Soit le lancement le plus puissant de la propriété intellectuelle, surpassant de loin le précédent record – qui datait de 2010 et la sortie de Predators (24,7M$). Pour le cinéaste, qui aura vu ses deux dernières réalisations passées directement par la case streaming, le soulagement est également au rendez-vous puisque cela marque le démarrage le plus élevé de sa carrière (10 Cloverfield Lane avait obtenu 24,7M$ en trois jours).

Déployant ses ailes à l’international, Predator : Badlands peut se targuer de cumuler 80M$ de recettes et ce pour un budget estimé à 105M$. Il va donc falloir que le blockbuster tienne sur la durée pour espérer être rentable.

En dépit du monopole du nouveau Predator, plus costaud que prévu, Regretting You ne s’est pas laissé abattre, restant ainsi cramponné à la deuxième place sur le trio de tête – qu’il ne compte pas lâcher.

En plus de conserver sa position, l’adaptation du roman éponyme de Colleen Hoover chapeautée par Josh Boone se maintient finalement à un bon niveau avec une fréquentation fléchissant de 8,9% – ce qui lui permet d’engranger encore 7,8M$. De quoi porter son total à 38,5M$ en dix-sept jours de présence sur les écrans – ce qui se révèle plutôt faiblard. En effet, la première relecture cinématographique d’une Å“uvre de l’auteure, Jamais plus, avait atteint les 120,6M$ au même stade en août 2024. Pour le réalisateur, le verre apparaît à moitié plein, rattrapant quelque peu l’échec de son précédent long-métrage, Les Nouveaux Mutants, qui avait terminé sa carrière avec 23,8M$ en poche en 2020.

Séduisant progressivement les spectateurs du monde entier, Regretting You prend un peu de hauteur avec des recettes de l’ordre de 70,9M$ – pour un budget de 30M$, qui a une infime chance d’être renfloué. Affaire à suivre.

Déstabilisé par l’arrivée de Predator : Badlands dans la partie, Black Phone 2 voit à nouveau son règne s’achever, avec à la clé une dégringolade de taille de la première à la troisième marche du podium.

En parallèle de cette chute, le film d’horreur de Scott Derrickson voit sa fréquentation décliner de 36,3%, ce qui se traduit par l’apport de 5,3M$ à son box office – qui grimpe à 70,1M$ en près d’un mois de présence sur les écrans. Ce qui est convaincant pour Universal Pictures, cette suite suivant la trajectoire de son prédécesseur, qui avait de son côté englobé 72,1M$ au même stade. Décidément, le pas de deux entre le cinéaste et Ethan Hawke porte ses fruits et ce depuis le début puisque Sinister fût également un succès en totalisant 48M$ en 2012 – pour un budget de 3M$.

Dévoilant son côté sombre un peu partout sur le globe, Black Phone 2 voit ses recettes se hisser à 120,4M$ pour le moment, ce qui est excellent. D’autant plus qu’il a coûté 30M$ à produire. La rentabilité est donc assurée.

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