Ce week-end du 15 au 17 mai, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures In The Grey de Guy Ritchie, Obsession de Curry Barker, Is God Is d’Aleshea Harris ou encore se replonger dans l’univers de Top Gun avec la ressortie des deux opus de la franchise – à l’occasion du quarantième anniversaire de l’œuvre originale de Tony Scott. Parmi ces propositions, une est parvenue à se hisser dans le trio de tête du classement.

Alors qu’il perdait doucement mais sûrement du terrain – se rapprochant même de la sortie du Top 3 – Michael reprend du poil de la bête et créé la surprise en redevenant le leader de la compétition en chantant sur la plus haute marche du podium.
Trustant à nouveau le sommet de la pyramide, le biopic consacré à Michael Jackson réalisé par Antoine Fuqua voit sa fréquentation décliner de 301% – ce qui est des plus corrects. Amassant 26,1M$ supplémentaires, le blockbuster musical continue de faire sensation avec 282,8M$ en poche. Soit un record pour le genre, ce titre surpassant désormais de loin le recordman Bohemian Rhapsody (produit par la même équipe qui officie ici) qui avait engrangé 216,6M$ en 2018. Même constat pour Antoine Fuqua, qui n’avait jamais atteint un tel niveau de toute sa filmographie (son résultat le plus puissant était jusqu’ici de 102M$ pour The Equalizer II).
Tout comme aux États-Unis, Michael fait des merveilles dans le reste du globe, ayant à ce stade accumulé 706,7M$, ce qui est satisfaisant. Cette fois le compte est bon, son budget de 200M$ est finalement renfloué – les voyants étant au vert pour réaliser des bénéfices.

S’il avait réussi à s’emparer de la couronne de Michael pour mieux parader sur les podiums, Le Diable s’habille en Prada 2 trébuche d’une marche et voit son règne toucher à sa fin – devant poursuivre sa carrière en deuxième position.
En parallèle de cette rétrogradation, le long-métrage de David Frankel perd un beau tas de plumes avec une fréquentation déclinant de 57,1% ce qui se traduit par l’ajout de 17,8M$ à un box office s’élevant à 175,7M$ en dix-sept jours d’exploitation. Soit un score de haut vol, car virevoltant déjà à un niveau supérieur à son prédécesseur qui avait atteint les 124,7M$ en fin de parcours il y a de cela vingt ans. Atteindre le seuil des 200M$ est maintenant jouable.
Tenant la cadence sur le reste du globe, Le Diable s’habille en Prada 2 reste en grande forme, ses recettes culminant à ce stade à 546M$ – pour un budget de l’ordre de 100M$. Autant dire que les profits fleurissent.

L’autre véritable surprise de ce week-end s’avère être l’arrivée clinquante d’une proposition horrifique, Obsession, qui se paye l’exploit d’exister face à deux poids lourds en se frayant un chemin vers la troisième marche du podium.
Pour ses débuts en salles, le premier film de Curry Barker – talent issu de la sphère Youtube – fait sensation en engrangeant 17,1M$ en l’espace de trois jours. Une performance de choix, rappelant le récent succès d’Iron Lung (mis en scène par un cinéaste ayant fait ses armes sur le web, Mark Fischbach) qui avait obtenu 17,8M$ lors de son entrée en scène pour mieux cumuler 40,8M$ en fin de parcours.
Déployant progressivement ses ailes dans d’autres territoires, Obsession totaliser déjà 24,8M$ et ce en disposant d’un budget de 1M$ à peine. De quoi lancer avec fracas la carrière de Curry Barker.