Cette semaine du 20 au 26 mai, nous pouvions découvrir dans les salles obscures The Mandalorian & Grogu de Jon Favreau, Autofiction de Pedro Almodóvar, Passenger d’André Øvredal, Les Goûteuses d’Hitler de Silvio Soldini, Maximilien Kolbe d’Anthony D’Ambrosio ou encore All You Need Is Kill de Kenichiro Akimoto et Yukinori Nakamura. Parmi ces propositions, une seule est parvenue à s’envoler vers les cimes du box office. Analysons les chiffres.

Dominé depuis un petit bout de temps par Michael, le box office français se pare d’un nouveau leader en la personne de The Mandalorian & Grogu, qui débarque sur la plus haute marche du podium…mais sans réaliser de réel exploit en termes de résultat.
Pour son atterrissage sur notre sol, le nouveau spin-off de Star Wars – mis en scène par Jon Favreau et étirant la mythologie de la série The Mandalorian – a attiré la curiosité de 485 657 aficionados, ce qui est un lancement décevant pour une production dérivée de la saga. Même Solo avait fait mieux pour son décollage en 2018, avec 531 414 entrées en poche.
Manquant cruellement de pep’s pour ses début dans nos salles, The Mandalorian & Grogu aura du mal ne serait-ce qu’à atteindre le cap du million, ce qui est du jamais-vu pour la franchise Star Wars – en perdition dans le milieu du septième art.

Alors qu’il ne laissait personne lui voler sa lumière depuis son arrivée sur la scène française, Michael s’est finalement fait éclipser – par un adversaire venu d’une galaxie lointaine très lointaine. En résulte la perte de son trône adoré et un chute pour le moins brutale de son piédestal.
Face à The Mandalorian & Grogu (ainsi qu’à un climat caniculaire qui aura fait fuir du monde), le biopic sur Michael Jackson mis en scène par Antoine Fuqua s’effondre puisque sa fréquentation a vacillé de 64%. Attirant encore 343 983 fans de la star dans les salles obscures, celui-ci amasse 4 870 967 entrées en plus d’un mois de carrière. Le record détenu par Bohemian Rhapsody – qui avait été découvert par 4 372 279 entrées en 2018 – vient donc d’être explosé.
Commençant à sérieusement s’essouffler, Michael n’en reste pas moins un triomphe et devrait atteindre les 5M en fin de parcours. Le ‘MJ effect’ fonctionne à plein régime que ce soit ici ou sur la surface du globe.

Si jusque là il avait trouvé le moyen de s’épanouir en deuxième position, Le Diable s’habille en Prada 2 perd lui aussi de sa superbe face à la météo caniculaire de ces derniers jours – l’amenant à trébucher sur la troisième marche du podium avec de beaux dégâts à la clé.
En parallèle de sa rétrogradation, le long-métrage de David Frankel voit sa fréquentation s’écrouler de 62% – ce qui lui permet de rajouter 212 063 entrées à un box office grimpant à 2 479 256 spectateurs après un mois de présence sur nos écrans. Pour comparaison il y a vingt ans, son prédécesseur avait terminé son parcours au cinéma devant 2 154 728 fashionistas – un score qui aura été dépassé en un rien de temps par cette suite, qui est l’un des succès du printemps.
Les voyants restent donc au vert pour Le Diable s’habille en Prada 2, qui a le potentiel pour passer avec aisance le seuil des 3M d’ici peu. Le trio Meryl Streep/Anne Hathaway/Emily Blunt reste ainsi une valeur sûre aux yeux du public.