Prochainement diffusée sur la plateforme france.tv, Or De Lui, première création de Baptiste Lorber – l’une des têtes pensantes de 10minutesaperdre. Présentée en avant-première à Series Mania et en lice dans la Compétition Française du festival, la série nous fait suivre Jopeph, un représentant commercial dont la vie va basculer d’une manière peu orthodoxe lors d’un passage au petit coin…

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Série au postulat pour le moins improbable, Or De Lui avait de quoi attirer la curiosité avec cette relecture de la poule aux œufs d’or portée devant et derrière l’écran par des professionnels de l’absure, à savoir Baptiste Lorber d’un côté et Ramzy Bedia de l’autre. Hélas, si l’on pensait que l’hilarité serait au rendez-vous avec un tel concept, la convenance prend le pas sur l’impertinence pour un résultat en demi-teinte.

Si un tel sujet pouvait sembler casse-gueule, avec la peur de voir l’équipe créative se diriger tête baissée vers un humour de fosse sceptique, au final il est traité sous un angle comico-dramatique qui évite le mauvais goût. Ainsi, le malencontreux don de Joseph sert d’élément déclencheur à une réflexion sur le couple, le travail et autres tracas du quotidien. Les étrons dorés expulsés du trône par notre protagoniste principal vient illuminer ce que l’on peut littéralement appeler une vie de merde.

Un constat que l’on peut faire après la découverte des quatre premiers épisodes de cette dramédie – sur les dix qui la compose. Les déboires professionnels et sentimentaux de notre VRP sont de ce fait au cœur du récit, ce dernier se laissant enfermer dans une existence morne et monotone, coincé entre un patron peu enclin à la discussion et une femme qui ne le comprend plus. Un quotidien des plus ternes qui ‘s’illumine’ par cette soudaine capacité à produire naturellement de l’or, un pouvoir abracadabrantesque qui s’avère à la fois miraculeux et problématique pour Joseph, qui se retrouve le cul entre deux chaises concernant ses nouveaux choix de vie.

Une hésitation qui se retrouve chez Baptiste Lorder, qui ne sait finalement sur quel pied danser et sur quel terrain nous emmener, son écriture titubante venant quelque peu mettre du plomb dans l’aile dans le rythme de sa série. Le délire reste superflu au terme des quatre épisodes présentés, l’humoriste se reposant avant tout sur le schéma de la fameuse descente en pente douce – on ne peut plus classique – avec en prime personnages dépeint de manière caricaturales, on pense notamment au geek au grand cœur incarné par Marc Riso ou au mari volage campé par Christophe Héraut.

Si les rires se font rares, le potentiel comique de la situation abordée n’étant pas finement exploitée, n’en reste pas moins la prestation convaincante de Ramzy Bedia qui sait rester crédible, même lorsqu’il s’agit de se tortiller dans les cabinets, se révélant attachant dans la peau de notre Joseph aux œufs d’or, un loser qui ne demande qu’à briller.

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