Près de quarante ans après sa création, la série d’animation hispano-japonaise Les Trois Mousquetaires revient au goût du jour sous l’impulsion de son créateur Claudio Biern Boyd qui, avec l’aide du réalisateur Toni García, redonne vie à cette adaptation anthropomorphique de l’œuvre d’Alexandre Dumas sous la forme d’un long-métrage se concentrant sur l’arrivée de l’intrépide D’Artagnan à Paris, bien décidé à devenir Mousquetaire du Roi…

Instant nostalgie pour ceux ayant grandi dans les années 80/90 avec ce D’Artagnan Et Les Trois Mousquetaires, qui rappellera sans nul doute des souvenirs aux connaisseurs de la série originale – et de sa suite Au Service De Sa Majesté – et leur donnera envie de fredonner la chanson du générique, composée à l’époque par Jean-Jacques Debout. Ce qui est certain, c’est que cette relecture, calibrée pour un public familial, trouvera grâce aux yeux des enfants qui s’amuseront à découvrir les aventures du héros imaginé par Alexandre Dumas.

Pour cette remise au goût du jour de la création de Claudio Biern Boyd, l’idée est de reprendre les grandes lignes de la première saison de la série, afin de conquérir un nouveau public. En portant un coup de polish à son univers, le scénariste – accompagné de Douglas Langdale, qui a notamment travaillé chez Disney – se permet d’apporter une touche plus enfantine à cette version animalière du célèbre roman de Dumas. Ainsi, nous sommes introduit à un jeune D’Artagnan, prêt à quitter sa Gascogne natale pour rejoindre Paris, avec pour objectif de réussir à être un Mousquetaire du Roi comme l’était jadis son père, avant que son destin ne soit brisé par un complot lui ayant coûter sa place. Téméraire, notre fine lame veut à la fois réaliser son rêve et laver l’honneur de son géniteur, ce qui ne va pas être une mince affaire, d’autant plus lorsque celui-ci lève le voile sur un complot d’envergure.

En resserrant les éléments propres au récit de l’auteur tout en reprenant les codes de la série, l’équipe créative réussi à livrer une quête initiatique dense et dynamique, permettant de capter l’attention de son auditoire. Entre la rencontre musclée de D’Artagnan avec ses futurs amis et collègues Athos, Porthos et Aramis, la romance naissante entre ce dernier et Constance, la dame de confiance de la Reine sans oublier les manigances du Cardinal de Richelieu et Milady pour s’emparer du trône de France, l’ennui n’est pas au rendez-vous. Le tout bien sûr dans un ton bon enfant. Si cette atmosphère plus légère fera davantage sourire les plus petits que les plus grands, certains passages étant relativement niais, dans l’ensemble cela ne gène pas outre-mesure, le long-métrage bénéficiant d’un rythme soutenu. De quoi permettre aux adultes de ne pas s’ennuyer non plus, quelques clins d’œil au programme original étant d’ailleurs présents pour les amateurs.

Au niveau de l’animation, hormis une séquence de flash-back, Toni García opte pour un style visuel plus en phase avec les productions actuelles, s’éloignant du dessin-animé pour s’orienter vers des CGI et autres effets 3D. Ce choix s’inscrit dans cette envie de renouveau et s’avère au final plutôt plaisant à regarder, le réalisateur s’appliquant notamment dans les scènes d’actions pour apporter un supplément d’énergie au scénario.

Avec D’Artagnan Et Les Trois Mousquetaires, Toni García redonne un coup de jeune à la série animée de Claudio Biern Boyd pour une sympathique relecture de l’oeuvre d’Alexandre Dumas, destiné avant tout à un jeune public.

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