Pour son premier long-métrage, intitulé Great White, le réalisateur Martin Wilson réunit devant sa caméra Katrina Bowden, Aaron Jakubenko, Te Kohe Tuhaka, Tim Kano et Kimie Tsukakoshi. Sorti directement en vidéo, ce thriller se concentre sur une excursion touristique tournant au cauchemar à la suite d’une rencontre avec un requin…

Produit notamment par Michael Robertson, qui avait su insuffler un vent de fraîcheur au genre avec The Reef en 2010, Great White est la nouvelle plongée en date du cinéma australien dans la Sharksploitation. Malheureusement, alors qu’il y avait un certain potentiel pour faire frissonner le public, cette navigation en eaux troubles ne fait pas de vagues, Martin Wilson se contentant de rester à la surface de son sujet, pour une première incursion dans le monde du septième art peu flatteuse.

Certes, il peut parfois s’avérer difficile d’infuser du sang neuf à un domaine aussi codifié que celui des films dit ‘de requins’ mais dans ce cas précis, nous ne pouvons pas dire que beaucoup d’efforts soient faits pour maintenir l’intérêt. Écrit par Michael Boughen, à qui l’on doit entre autres les scénarios de The Loved Ones et Killer Elite, l’intrigue de Great White ne fait que surfer sur une vague de clichés, pensant que cela suffirer à instaurer un semblant de tension, sauf que la sauce ne prend pas.

Ainsi, nous suivons Kaz et Charlie, un couple tenant un petit tour opérateur proposant des excursions en hydravion. Lors d’un voyage concocté pour deux touristes, ce qui devait être une découverte du paradisiaque récif australien prend une tournure inquiétante alors qu’un cadavre en piteux état est retrouvé en bord de plage, indiquant la plausible présence d’un Grand Blanc dans les parages . En voulant sillonner le périmètre à la recherche d’une possible survivante à cette attaque, notre quintet (nos entrepreneurs sont accompagnés de leur ami et cuisinier Benny), se retrouve face au squale aux dents longues, qui leur fait couler leur moyen de transport.

Livrés à eux-mêmes à bord d’un pneumatique, nos naufragés doivent pagayer pour espérer rejoindre la terre ferme et prier pour ne plus tomber sur le super-prédateur amateur de chaire fraîche. Après une bien longue séquence d’exposition, qui nous présente une galerie de personnages archétypaux et peu attachants, Great White avait le matériel nécessaire pour basculer dans le survival âpre et angoissant mais que nenni ! Tel le clapotis des vagues, le film suit un chemin lancinant, se concentrant davantage sur les chamailleries entre nos victimes que sur les assauts de notre squale, qui se réveille finalement dans un dernier acte où il est en bonne compagnie pour mieux corser les enjeux, aussi faibles soient-ils.

Hélas, malgré ce léger sursaut final, difficile de se laisser emporter par les mésaventures de nos naufragés de la mer, dont on attend avant tout qu’ils passent à la casserole, la palme revenant au personnage incarné par Tim Kano, juste insupportable. Seules Katrina Bowden et Kimie Tsukakoshi gardent la tête hors de l’eau, même si elles doivent composer avec peu. Au niveau de la réalisation, Martin Wislon sait mettre en valeur les décors naturels de l’Australie, en particulier le récif, avec des plans larges qui valent le coup d’œil. Mais cela s’arrête là, le metteur en scène ayant du mal à créer une once de tension, même si l’on doit concéder qu’il doit composer avec un budget de permettant pas des merveilles niveaux effets spéciaux.

Pour son plongeon dans le grand bain du cinéma, Martin Wilson se laisser porter par les flots, livrant avec Great White un film de requins qui ne restera pas dans les annales, malgré quelques tentatives de sortir de sa léthargie ambiante.

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