[Critique] Santa & Cie, le conte de Noël d’Alain Chabat

Près de cinq ans après Sur La Piste Du Marsupilami, Alain Chabat est de retour à la réalisation et pour ce cinquième passage derrière la caméra il a décidé de s’attaquer au conte de Noël, nous livrant sa propre vision avec Santa & Cie. Alors qu’il campe lui-même le fameux Santa Claus, Alain Chabat s’est entouré notamment d’Audrey Tautou, Pio Marmai,  Golshifteh Farahani, Bruno Sanches, Louise Chabat, David Marsais et Grégoire Ludig.

Santa & Cie nous entraîne dans une course contre la montre. En effet tous les lutins de Santa (92 000 !) sont tombés malades et la seule solution est d’aller chercher de l’aspirine sur Terre pour les soigner car le 25 Décembre approche à grand pas. Le Père Noël va t-il réussir à sauver ses lutins et surtout à se mêler à la population ?

Pour ce nouveau long-métrage, Alain Chabat nous concocte un conte de Noël plein de bons sentiments et n’oublie pas d’y ajouter une dose d’humour dont lui seul a le secret, même si pour une fois sa patte est moins perceptible.

Le postulat de Santa & Cie renouvelle le genre avec cette course contre la montre pour sauver les lutins et Noël car pour cela notre cher Santa va devoir aller sur Terre et se confronter aux humains, chose qui n’est pas aisé pour celui qu’on pensait si proche des gens et si chaleureux. Nous avons affaire à un Père Noël bien différent de ce que nous avons l’habitude de voir car ce cher Santa n’aime pas vraiment les enfants et se révèle être assez égoïste. Cocasse n’est-ce pas ? C’est la force du film car cela permet à Alain Chabat de s’en donner à coeur joie dans ce rôle qui lui va si bien. Après sa découverte du monde parisien qu’il n’a jamais eu envie de découvrir, entraînant des quiproquos assez drôles, nous voilà ensuite entraînés dans une seconde partie de film plus classique, mais cela va de paire avec le film de Noël classique. Si Chabat se plie aux codes, cela ne l’empêche pas de renouer à certains moments avec son esprit ‘Les Nuls’, au final assez effacé mais que les fans se rassurent des clins d’oeil sont parsemés tout au long du long métrage, subtils mais que les connaisseurs reconnaîtront directement. Au final, Santa & Cie nous fait passer un bon moment, on ressort de la salle avec le sourire aux lèvres, ce qui était le but de l’acteur/réalisateur.

Au niveau du jeu des acteurs, si Alain Chabat survole ses pairs, tous arrivent à se démarquer, que ce soit les seconds-rôles comme Audrey Tautou en Mère Noël ou Louise Chabat et Bruno Sanches en lutins et le casting ‘terrien’ avec le couple Pio Marmai/Golshifteh Farahani qui font un bon contrepoids à Santa Claus, plein de bonté et prêt à tout pour l’aider dans sa quête avec leurs enfants (Simon Aouizerate et Tara Lugassy dont ce sont les premiers pas au cinéma). Saluons également la présence du Palmashow (Grégoire Ludig et David Marsais) qui se fondent parfaitement dans l’univers de Chabat. Et terminons par la performance incroyable des rennes, qui arrivent à nous donner envie de leur faire goûter des yaourt à la fraise !

Concernant la réalisation, Alain Chabat nous transporte dans un monde féerique et le pays de Santa Claus nous en met plein la vue, les effets spéciaux n’ont rien à envier aux grosses productions américaines. De quoi ravir les plus jeunes qui verront le film. Paris est également retranscrit de manière lumineuse aidé par les décorations et les enseignes qui brillent de mille feux. La période de Noël est bien palpable à l’écran et c’est un bonheur pour les yeux.

Santa & Cie est donc le film de Noël par excellence et une comédie réussie, ce qui a été rare cette année en France. Alain Chabat nous montre qu’il n’a pas perdu la main pour nous offrir un joli spectacle. 

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2 réflexions sur “[Critique] Santa & Cie, le conte de Noël d’Alain Chabat

  1. Tout à fait, Chabat déçoit rarement, et même sur un film de Noël, ce qui est assez casse-gueule, il s’en sort bien. C’est en effet un film qui permet de passer un bon moment, on a le sourire, et même devant certains moments un peu clichés où on a envie de grincer des dents, on se dit que c’est mieux d’arrêter d’être trop blasé et de profiter du moment pleinement. Je trouve qu’il a eu une bonne idée en choisissant un Père Noël semblable au Candide de Voltaire, on voit la confrontation avec d’un côté un être vivant dans un monde idéal et qui découvre un monde qui ne l’est pas, et de l’autre des personnages vivant dans un monde qui refuse de croire en quelque chose d’idéal comme le Père Noël. C’est un aspect bien tourné dans le film et qui lui donne une profondeur supérieure qui lui évite d’être une simple comédie de Noël comme les autres.

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