Ce week-end du 27 au 29 juin, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures F1 de Joseph Kosinski, M3GAN 2.0 de Gerard Johnstone, Hot Milk de Rebecca Lenkiewicz ou encore Sorry, Baby d’Eva Victor. Parmi ces propositions, deux sont parvenues à se frayer un chemin vers les cimes du classement. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Alors que Dragons virevoltait au sommet du podium, son règne vient de toucher à sa fin avec l’arrivée vrombissante d’un concurrent avide de vitesse – F1 – qui a dépassé notre champion sur la droite pour mieux s’imposer en pole position. Avec un score prometteur à la clé qui plus est.
Ainsi, le blockbuster de Joseph Kosinski a récolté la coquette somme de 55,6M$ pour son tour de chauffe, ce qui en fait le meilleur lancement pour une production originale Apple, qui a précédemment eu des difficultés à s’imposer au box office (l’an dernier Argylle et Fly Me to the Moon avaient été des échecs, engrangeant au total seulement 45,2M$ puis 20,5M$). Pour Joseph Kosinski, si l’on restera loin du démarrage stratosphérique de Top Gun : Maverick, de l’ordre de 126,7M$, la satisfaction est au rendez-vous puisque cette nouvelle superproduction surpasse tout de même Tron : L’Héritage (44M$) et Oblivion (37M$).
Passant la première également à l’international, F1 attire l’attention des amateurs de sport mécanique, réussissant à englober 144M$ de recettes et ce pour un budget avoisinant les 300M$ selon les spécialistes. Il va désormais falloir conserver cette allure pour espérer le rentabiliser en un rien de temps.

S’il voguait sereinement à un excellente altitude, Dragons bat malheureusement de l’aile suite à la concurrence frontale avec F1. Ce qui l’amène à tomber de son piédestal et à poursuivre son parcours en seconde position.
En plus de perdre son trône, l’adaptation live du film d’animation DreamWorks, mise en scène par Dean DeBlois (à l’origine de la franchise) doit de ce fait composer avec une fréquentation chutant de 47%. Ce qui ne l’empêche pas d’encaisser 19,4M$ supplémentaires et de passer le cap des 200M$ sur le sol américain et ce après dix-sept jours de présence en salles. Un résultat d’envergure dans la mesure où cette version en chair et en CGI survole celui de son modèle, qui atteignait les 133,4M$ au même stade. Mieux encore, le fait que le total du troisième opus, de l’ordre de 160,9M$ soit dépassé en un rien de temps.
Confortablement installé sur la scène internationale, Dragons peut se targuer de cumuler 454,4M$ de recettes – et ce pour un budget de 150M$. La rentabilité est donc au programme, de bon augure pour le développement des prochains opus de cette relecture.

N’ayant que trop peu d’espace pour s’exprimer, ses camarades de jeu lui volant la vedette, Elio tente malgré tout de ne pas disparaître du trio de tête dans l’indifférence, se démenant comme il peut pour engranger quelques billets verts en queue de podium.
Conservant sa position, le nouveau cru de Pixar ne suscite toujours pas l’engouement du public, n’ajoutant que 10,7M$ à son box office, qui grimpe timidement à 42,2M$ après dix jours d’exploitation. Ce qui en fait à ce stade la plus faible production du studio, l’effet Elémentaire ne semblant pas se reproduire cette fois. En effet en 2023, en dépit d’une entrée en matière catastrophique (29,6M$), le film de Peter Sohn avait su inverser la vapeur en terminant son parcours avec 154,4M$ au compteur. Ici, rien que passer le seuil des 100M$ paraît être impossible.
Même constat à l’international, Elio ayant du mal à capter l’attention, comme en atteste ses recettes qui montent à 72,3M$ à peine ce qui est pour le moins catastrophique quand on sait qu’il a coûté 150M$ à produire.