Si les biopics musicaux ont le vent en poupe ces derniers temps, il arrive que de temps à autres des cinéastes s’affairent à remettre en lumière le parcours d’acteurs majeurs du septième art. Ce qui est également le cas dans le paysage français, puisqu’après Monsieur Aznavour qui, comme l’indiquait son titre évoquait la carrière de Charles Aznavour, nous allons pouvoir découvrir des films se consacrant à des comédiens de renoms. Une tendance s’affirmant notamment avec la sortie courant octobre de Moi qui t’aimais de Diane Kurys, qui reviendra sur la relation entre Yves Montand et Simone Signoret mais également avec l’officialisation d’un long-métrage s’articulant autour d’une autre vedette du cinéma – Jean Gabin.

Un monstre sacré, qui aura connu deux périodes de gloire, premièrement au cours de l’entre-deux guerres puis des années 50 à 70, avec à la clé des performances remarqués dans Quai des Brumes, La Bête Humaine, Touchez pas au Grisbi, La Traversée de Paris, Les Misérables, Le Président ou encore Un Singe en Hiver (et bien d’autres évidemment). Tournant pour de grands noms tels que Jean Renoir, Julien Duvivier, Marcel Carné, Henri Verneuil, George Lautner, Michel Audiard, celui qui se prénommait en réalité Jean Moncorgé savait attirer le public dans les salles obscures – sa popularité lui permettant de rassembler du monde. Preuve en est, parmi ses plus gros succès au box office, signalons La Grande Illusion qui – en comptabilisant les nombreuses ressorties depuis 1937 – cumule près de 12,5M d’entrées, suivi de près par Les Misérables (9 940 533 spectateurs) et Napoléon (5 405 252). Restant encore dans la mémoire collective, cette figure incontournable va donc se rappeler à notre bon souvenir à travers un hommage en fiction.

Alors qu’il vient de présenter à Cannes sa sixième réalisation, La Femme la plus riche du Monde, qui s’inspire de la fameuse affaire Bettencourt (en se centrant sur l’abus de faiblesse dont aura été victime l’héritière du groupe L’Oréal), Thierry Klifa a déjà trouvé l’objet de son prochain projet. Comme vient de l’annoncer nos confrères de Satellifacts, notre homme vient ainsi de s’engager à co-écrire (aux côtés de Jacques Fieschi) et mettre en scène Gabin, un héros français produit par Nolita et Les Canards Sauvages. Un film abordant aussi bien l’homme que le comédien, de son engagement au sein de la Force combattante au cours de la Seconde Guerre Mondiale à son court périple sur le sol américain, qui se termina en eau de boudin, comme le précise le réal’ : « C’est un film sur sa vie à Hollywood au milieu de la colonie française, sur le FBI qui lui tombe dessus, persuadé que lui et son grand amour Marlène Dietrich sont des agents doubles« .

Et pour incarner Gabin, le choix de la production s’est porté sur une figure incontournable du cinéma actuel, ayant déjà trois César au compteur, en l’occurrence Benoît Magimel, dont le planning de désemplit pas. Fier de prendre part à ce biopic, qui se tournera au printemps 2026, ce dernier a fait part de son enthousiasme à Satellifacts. « Ses valeurs. Ses convictions. Ses choix. Sa dignité. Ce sera un honneur et une fierté d’incarner cet homme que j’ai toujours admiré ». Il ne fait aucun doute que le long-métrage fera parler de lui lors de son arrivée en salles.

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