Au royaume d’Hollywood, difficile de mettre un point final sur une propriété intellectuelle restant lucrative, comme en témoigne le parcours de Jurassic Park qui, en l’espace de trois décennies aura su s’épanouir sur le petit et le grand écran – malgré quelques couacs en cours d’évolution. Si l’accueil mitigé réservé au troisième film, qui voyait Joe Johnston prendre le relais de Steven Spielberg, aura mené à une cure de repos de treize ans, force est de constater que la saga dérivée du roman de Michael Crichton aura su reprendre du poil de la bête en ouvrant un nouveau chapitre de son histoire avec Jurassic World. Une seconde trilogie qui, si elle aura divisé les fans, fût synonyme de carton au box office puisque chaque opus amassa un milliard de dollars de recettes, rien que ça.
Alors qu’en 2022, Jurassic World : Le Monde d’Après devait marquer la conclusion de la franchise, avec comme point d’orgue la rencontre entre les deux générations de héros que celle-ci compte (Chris Pratt et Bryce Dallas Howard ont été épaulés par le trio culte formé par Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum), Universal Pictures et Amblin en ont décidé autrement. Ce qui nous mène à la production d’un sixième long-métrage, qui se veut dans le continuité des cinq précédents, l’idée d’un reboot n’étant pas encore à l’ordre du jour. Mis en scène par Gareth Edwards, qui s’y connaît en blockbuster, ayant chapeauté Godzilla, Rogue One ou encore The Creator, cette prochaine suite intitulée Jurassic World Renaissance a des atouts non négligeables dans sa besace pour attirer l’attention du public.
Bande annonce #1
Bande annonce #2
Tout d’abord le casting, puisque Scarlett Johansson sera de la partie, partageant l’affiche de ce volet avec Jonathan Bailey, Mahershala Ali, Rupert Friend, Luna Blaise, Manuel Garcia-Rulfo mais ce n’est pas tout. Soulignons en effet que le script du long-métrage est signé David Koepp, qui connaît bien l’univers pour avoir participé à l’écriture de Jurassic Park et Le Monde Perdu, laissant de ce fait présager à un retour aux sources en termes d’atmosphère et davantage d’interactions entre les humains et dinosaures (ce qui manquait au précédent Jurassic World). Une tendance qui semble s’esquisser si l’on recoupe les premières informations du film dévoilées par Universal.
Se situant cinq ans après les événements du Monde d’Après, Renaissance marque l’entrée des dinosaures dans une ère pour le moins compliquée alors que l’écosystème de la planète se montre pour le moins inhospitalière pour eux depuis leur résurgence sous l’égide d’InGen. Ceux restant coexistent désormais dans des environnements équatoriaux isolés où le climat ressemble à celui dans lequel ils s’épanouissaient il y a des millénaires. Une biosphère tropicale jouant un rôle clé dans ce futur film puisque c’est au sein de cette réserve que se trouvent trois colossales créatures attirant l’attention de scientifiques et industriels. Et pour cause, ceux-ci sont la solution à un traitement miraculeux pour l’Homme. De quoi mener à la tenue d’une expédition secrète afin d’extraire l’ADN de ses trois animaux préhistoriques en question, le tout sous la supervision de Zora Bennett (protagoniste incarnée par Scarlett Johansson). Une assignation qui va se transformer en mission de sauvetage, son équipe croisant sur sa route une famille à la merci des dinosaures, suite au naufrage de leur bateau. Ensemble, ils découvriront que l’île sur laquelle ils se trouvent cachent en son sein de sombres secrets, tapis dans l’ombre depuis des décennies…
Prévu pour montrer ses crocs le 4 juillet dans les salles obscures françaises, Jurassic World Renaissance semble donc renouer avec l’aspect survival familial des débuts de la saga. À voir désormais où le scénario de David Koepp mènera Gareth Edwards mais ce qui est sûr, c’est que cette aventure pourra compter sur une mise en scène léchée connaissant le travail du cinéaste. Quoiqu’il en soit, en attendant d’en savoir à travers une bande annonce, des premières images ont été dévoilées histoire de mettre le public en appétit.

