Ce week-end du 21 au 23 février, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures The Monkey d’Osgood Perkins, The Unbreakable Boy de John Gunn, Cleaner de Martin Campbell, Legends of the Condor Heroes : The Gallants de Tsui Hark ou encore Ex-Husbands de Noah Pritzker. Sur ces cinq propositions, une est parvenue à se distinguer dans le trio de tête du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

S’il avait eu le droit à un beau coup de boost suite au Presidents Day, le box office américain fait face à une nouvelle baisse de régime. Ce qui causé du tort à Captain America : Brave New World qui, malgré la conservation de son trône, subit de lourds dommages financièrement parlant.
Preuve en est, le nouvel opus du MCU voit sa fréquentation s’écrouler de 68,3%, un revers de taille se traduisant par l’ajout de 28,2M$ en ce second week-end. De quoi amener le long-métrage a atteindre les 141,2M$ en dix jours de présence sur les écrans, ce qui se révèle être un résultat en demi-teinte. En effet, s’il dépassera Captain America : First Avenger qui avait totalisé 176,6M$ en 2011, ce quatrième épisode de la saga mettant en avant Steve Rogers puis Sam Wilson aura des difficultés à rivaliser avec ses suites Le Soldat de l’Hiver et Civil War, qui avaient terminé leur parcours avec 259,7M$ et 408M$ en poche. Décidément avec sa Phase 4, Marvel Studios enchaîne les déconvenues autant que les succès. Heureusement que titres tels que Les Gardiens de la Galaxie Vol.3, Black Panther Wakanda Forever ou Deadpool & Wolverine ont su faire pencher la balance du bon côté.
Déployant ses ailes sur une large gamme de territoires, Captain America : Brave New World atteint désormais les 289,4M$ de recettes sur la surface du globe – et ce pour un budget virevoltant à 180M$ hors marketing. Faible sur ses appuis, cet opus aura du mal à rentrer dans ses frais.

Face à un Captain America perdant de sa superbe, tirer son épingle du jeu paraissait plus simple que prévu pour la concurrence mais pourtant, seul une nouveauté a su s’imposer dans le trio de tête, à savoir The Monkey – qui a fait frissonner le public du haut de sa deuxième place.
Pour ses débuts, l’adaptation de la nouvelle éponyme de Stephen King mise en scène par Osgood Perkins a récolté 14,2M$, soit un démarrage prometteur pour le genre, surpassant des transpositions récentes de la bibliographie de l’auteur au cinéma comme The Boogeyman (12,3M$ en trois jours) et Firestarter (4,7M$). Pour le réalisateur, ce score est par contre inférieur de son précédent essai, Longlegs qui s’était élancé dans les salles obscures avec 22,4M$ cet été.
N’étant pas encore exploité dans beaucoup de pays, The Monkey doit se contenter de ce chiffre à cette heure, qui reste satisfaisant dans la mesure où son budget n’est que de 10M$, laissant espérer de rapides profits.

Avec un adversaire aussi espiègle que The Monkey, Paddington au Pérou se retrouve en mauvaise posture, devant se réfugier sur la troisième et dernière marche du classement avec une belle perte de billets verts à la clé.
Pour son deuxième week-end, la troisième expédition du célèbre ours friand de marmelade sur grand écran doit faire face à une fréquentation déclinant de 49,1%, n’amassant plus que 6,5M$. De quoi porter son total à 25,2M$ en dix jours d’exploitation. Soit un résultat creusant plus encore l’écart avec les précédents volets de la saga dérivée de la série littéraire imaginée par Michael Bond, Paddington ayant engrangé 76,2M$ (en 2014) et sa suite ayant terminé son bonhomme de chemin avec 40,9M$ trois ans plus tard.
Mais heureusement, en tenant compte de ses exploits à l’international, Paddington au Pérou cumule à ce stade 150,2M$ de recettes, ce qui est correct, d’autant plus que son budget est estimé à 90M$. Il n’y à plus qu’à voir si le film saura se maintenir sur la durée.