Cette semaine du 29 mai au 4 juin, nous pouvions découvrir dans les salles obscures Abigail de Matt Bettinelli-Olpin etTyler Gillett, Memory de Michel Franco, Salem de Jean-Bernard Marlin, Greenhouse de Sol-hui Lee, Fainéant.es de Karim Dridi, La Belle de Gaza de Yolande Zauberman, Une autre vie que la mienne de Malgorzata Szumowska et Michal Englert, 39-45 elles n’ont rien oublié de Robin Aguesse et Germain Aguesse ou encore Adam change lentement de Joël Vaudreuil. Sur ces dix principales nouveautés, aucune n’est parvenue à se frayer un chemin vers le trio de tête du classement. Analysons les chiffres.

Comment réussir à se tirer son épingle du jeu lorsqu’un film monopolise l’attention de tous ? Telle est la question qui se pose pour les récentes nouveautés, qui doivent composer avec le rouleau-compresseur Un p’tit truc en plus, qui continue de faire sensation sur la plus haute marche du podium.
Déterminé à ne pas céder son trône, la comédie d’Artus réalise un nouvel exploit, réussissant à voir sa fréquentation progresser de 9% au terme de sa cinquième semaine d’exploitation. Attirant encore dans ses filets 1 235 361 spectateurs, cette première réalisation de l’humoriste se retrouve déjà aux portes 6M, engrangeant à ce stade 5 800 647 entrées. Un score lui permettant d’être la production française la plus populaire depuis 2014 et la sortie de La Famille Bélier, qui avait été visionné par 7 450 944 personnes au total.
Tenant tête aux grosses productions américaines, Un p’tit truc en plus prouve sa robustesse et confirme son succès, tous les voyants étant au vert pour se hisser tranquillement vers les 10M vu sa trajectoire. C’est la kiffance pour Artus et son casting, à juste titre mis à l’honneur au festival de Cannes.

Face à un adversaire aussi coriace que Un p’tit truc en plus, difficile de rivaliser. Ce que constate amèrement Furiosa : Une Saga Mad Max qui, passé un démarrage faiblard, tente de sauver l’honneur en conservant malgré tout sa seconde position, le tout à une vitesse réduite.
S’il ne suscite pas l’intérêt du grand public sur le territoire hexagonal, le nouvel opus de la franchise phare de George Miller peut compter sur ses aficionados pour limiter la casse question fréquentation, celle-ci diminuant de 31%. Ce qui se traduit par l’apport de 245 808 entrées à son box office, qui atteint tant bien que mal les 604 612 spectateurs en l’espace de quinze jours. Pour comparaison, en 2015 Mad Max : Fury Road avait été visionné par 1 491 058 fans au même stade de sa carrière.
Luttant pour exister, ce préquel de Fury Road devra redoubler d’efforts pour tenir sa route sur la durée, surtout avec l’arrivée de Bad Boys : Ride or Die qui pourrait le déstabiliser. Course à suivre de près.

Précédemment perturbé par l’arrivée de Furiosa dans la partie, ce qui l’aura fait chuter, La Planète des Singes: Le Nouveau Royaume tente de relever la tête en tenant bon la cadence sur la troisième et dernière marche du podium.
En plus de maintenir sa position, le quatrième chapitre du reboot de la saga culte (qui fût opéré par 20th Century Fox Studios en 2011) voit sa fréquentation fléchir de seulement 15%, amassant ainsi 235 173 nouvelles entrées. De quoi permettre au film réalisé par Wes Ball de passer le cap des 2M, celui-ci ayant été visionné par 2 077 422 spectateurs. À l’échelle de la franchise, cet opus rattrape doucement son retard sur son prédécesseur La Planète des Singes : Suprématie, qui avait été découvert par 2 883 962 amateurs au total il y a sept ans.
Résistant finalement mieux que prévu, Le Nouveau Royaume ne pourra rivaliser avec les trois précédents longs-métrages de la marque, mais se rapprochera au maximum de Suprématie, ce qui est une bonne nouvelle vu le contexte.
Puisque les acteurs handicapés, qui font le succès de « Un p’tit truc en plus », ont sûrement reçu un cachet équivalent à une poignée de milliers d’euros, ce qui pouvait se comprendre puisque personne ne s’attendait pas à tel record d’entrées, ne conviendrait-il pas maintenant qu’il se situe dans le top 10 du box-office mondial de réviser leur contrat en y ajoutant une clause leur permettant de bénéficier d’un petit pourcentage sur les recettes du film ? Ce serait, à mon avis, une chose normale.