Ce week-end du 31 mai au 2 juin, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures HAIKYÛ !! La Guerre des Poubelles de Susumu Mitsunaka, In A Violent Nature de Chris Nash, Ezra de Tony Goldwyn, Summer Camp de Castille Landon, Jusqu’au bout du monde de Viggo Mortensen, Mon ami Robot de Pablo Berger, Flipside de Christopher Wilcha ou encore Handling the Undead de Thea Hvistendahl. Si aucune de ses nouveautés n’est parvenue à se distinguer dans le trio de tête du classement, cela ne signifie pas que celui-ci soit resté inchangé. Analysons les chiffres.

Les temps sont durs du côté du box office américain, qui débute la saison estivale du mauvais pied, les contre-performances s’enchaînant. Avec un public désertant les salles obscures, difficile de grappiller des billets verts, ce que constate amèrement les grosses productions. Seule éclaircie au tableau, le fait qu’en dépit d’un timide démarrage, Garfield, héros malgré lui reprend quelques couleurs, notamment en dépassant Furiosa par la droite pour devenir le leader de ce week-end décidément morose.
Grimpant sur la plus haute marche du podium, le film d’animation de Mark Dindal voit sa fréquentation chuter de 41,7%, ce qui n’est pas si mal vu le contexte actuel, ce qui lui permet d’engranger 14M$ supplémentaires. Totalisant 51,5M$ en dix jours d’exploitation, cette troisième adaptation du comic strip de Jim Lee se rattrape, surpassant déjà Garfield 2 qui avait amassé 28,4M$ en 2006. Prochaine étape, faire mieux que la première aventure cinématographique consacrée à notre amateur de lasagnes, qui avait atteint les 75,3M$ il y a vingt ans.
Sortant petit à petit de son panier, Garfield : Héros malgré lui prend de la hauteur à l’international, ses recettes s’élevant désormais à 152,2M$. De quoi satisfaire Sony Pictures, dans la mesure où cette production voit son budget de 60M$ être renfloué.

Une tendance semble apparaître en cette période compliquée, les films familiaux tiennent mieux le choc face à la tourmente, comme en témoigne la remontada de Blue & Compagnie qui, passée la dégringolade du précédent week-end, se ressaisit et progresse de la troisième à la deuxième position.
En plus de cette bonne nouvelle, la nouvelle réalisation de John Krasinski limite la casse en termes de fréquentation, celle-ci déclinant de 33,1%. Ce qui se traduit par l’ajout de 10,8M$ en trois jours, pour un total de 80,4M$ depuis sa sortie le 17 mai. Un résultat devenant progressivement satisfaisant pour Paramount Pictures, son endurance pouvant lui ouvrir les portes du seuil des 100M$ en fin de parcours. Pour l’acteur/cinéaste, se rapprocher des carrières de Sans Un Bruit et sa suite, qui avaient respectivement amassés 188M$ puis 160M$, sera par contre impossible.
Continuant de partir à la découverte des salles du monde entier, Blue & Compagnie cumule 138M$ de recettes, pour un budget estimé à 110M$. Ce qui n’est pas la panacée mais en tenant bien sur ses appuis, cette proposition peut s’épanouir sur la durée.

Si Garfield sauve la mise, on ne peut pas en dire autant de Furiosa : Une Saga Mad Max, première victime de l’été, ne suscitant pas d’interêt outre-Atlantique. Devant composer avec un faible lancement, le blockbuster se prend maintenant les pieds dans le tapis, aussi bien niveau classement que financièrement parlant.
Rétrogradé sur la troisième marche du podium, le nouvel opus de la franchise phare de George Miller voit sa fréquentation subir un revers de taille puisque celle-ci s’est écroulée de 59,2%. Ne récoltant plus que 10,7M$ pour son second week-end, ce quatrième chapitre doit se contenter de 49,6M$ et ce en l’espace de dix jours de présence sur les écrans. De quoi creuser l’écart avec son prédécesseur, Mad Max : Fury Road, qui virevoltait à 88M$ au même stade en 2015. Un score qui sera difficile à atteindre malheureusement.
Le constat est le même sur le reste du globe, Furiosa : Une Saga Mad Max a du mal à prendre de la vitesse, en témoigne ses recettes, qui se hissent difficilement à 114,3M$. Autant dire que la rentabilité ne sera pas au programme, le long-métrage ayant un budget conséquent de 168M$. Un coup dur pour George Miller et la Warner.