Ce week-end du 28 au 1er janvier (jour férié oblige), le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures La Couleur Pourpre de Blitz Bazawule, Ferrari de Michael Mann, The Boys in the Boat de George Clooney ou encore La Salle des Profs d’İlker Çatak. Parmi ces quatre nouveautés, aucune n’est parvenue à se faire une petit place dans le trio de tête qui, en dépit de ce cas de figure a tout de même effectué un roulement. Analysons les chiffres mais avant cela, souhaitons à tous nos lecteurs une bonne et heureuse année 2024 !

S’il s’était fait voler la vedette par Aquaman le week-end dernier, Wonka a profité de l’ultime ligne droite avant 2024 pour montrer de quel bois il se chauffait, reprenant ainsi la main sur le box office grâce à ses numéros musicaux, impliquant la reconquête de son trône mais surtout la confirmation d’un succès au goût sucré.
Profitant des fêtes de fin d’années pour faire le plein, le préquel de Charlie et la Chocolaterie chapeauté par Paul King voit sa fréquentation progresser de 32,7%, un rebond lui permettant de récolter 24M$ supplémentaires du 28 au 31 décembre puis 7,8M$ de plus ce 1er janvier – le tout l’aidant à totaliser 142,7M$ en l’espace de dix-huit jours. Soit un excellent résultat vu le contexte – où de grosses productions se cassent les dents financièrement parlant. Pour le réalisateur, ce résultat est d’ores et déjà le meilleur de sa carrière, surpassant ceux de Paddington et sa suite, qui avaient terminé leur parcours sur le sol américain avec 76,2M$ puis 40,9M$ en 2014 et 2017.
Reprenant également des forces à l’international, Wonka tire son épingle du jeu niveau recettes, celles-ci grimpant désormais à 387,1M$, ce qui est satisfaisant pour Warner Bros, d’autant plus sachant que son budget est de 125M$. De quoi donner le sourire à Timothée Chalamet, qui a trouvé un écrin de choix pour prendre davantage la lumière.

Comme beaucoup le prévoyaient, le règne d’Arthur Curry n’aura duré qu’un instant, confirmant une fois de plus que 2023 rimait avec un genre super-héroïque en plein désarroi. Peu importe l’écurie, chaque acteur majeur fait face à d’importantes déconvenues et après The Marvels, c’est au tour d’Aquaman et le Royaume Perdu de prendre le relais, chutant déjà de son piédestal pour mieux retomber en deuxième position.
Si perdre sa couronne n’était pas assez, l’ultime chapitre du DCEU mis en scène par James Wan doit composer avec de faibles résultats, sa baisse de fréquentation de 29,6% n’arrangeant pas les choses. Car si cela représente un bon maintien, en terme de chiffre le long-métrage n’ajoute que 19,5M$ à son box office en ce second week-end – puis 6,8M$ ce lundi – pour atteindre péniblement les 84,6M$ en l’espace de onze jours. Parmi les productions de la Distinguée Concurrence sorties cette année, ce score se rapproche doucement mais sûrement de The Flash, qui avait amassé 108,1M$ cet été, ce qui sera mieux que les catastrophes qu’on été Blue Beetle (25M$) et Shazam ! La Rage des Dieux (30,1M$). Par contre, la comparaison avec son prédécesseur est douloureuse, Aquaman premier du nom réussissant à naviguer jusqu’au cap des 300M$ pour mieux engranger 335,1M$ en fin de parcours.
Galérant aussi à susciter un réel intérêt de la part du public dans marchés internationaux, Aquaman et le Royaume Perdu peine à convaincre pour le moment comme en témoigne ses recettes, qui atteignent les 258,2M$. Cette suite devrait avoir du mal à rentrer dans ses frais, son budget étant estimé à près de 205M$. Un nouveau coup dur pour le DCEU, qui s’achève dans une relative indifférence.

Autre tendance de millésime 2023, la bonne santé du cinéma d’animation dans sa globalité, ce qui n’empêche pas quelques revers à l’image de Wish côté Disney. Le week-end dernier, pour son envol au pays de l’Oncle Sam, Migration – des studios Illumination – ratait lui aussi le coche. Et pourtant, malgré des battements d’ailes balbutiants, le long-métrage a su profiter d’un appel d’air pour prendre finalement de la hauteur, tout en conservant sa troisième place au classement.
Force est de constater que cette période entre Noël et Nouvel An a aider le film coréalisé par Benjamin Renner et Guylo Homsy, ainsi que le souligne son sursaut rayon fréquentation, celle-ci progressant de 38,4%. En résulta l’apporte de 17,2M$ du 28 au 31/12 puis de 5M$ ce premier de l’an. Grâce au retour du public familial dans les salles obscures, cette seconde cuvée de l’année du tandem Universal/Illumination, reprend des couleurs, virevoltant désormais à 59,3M$ en l’espace de onze jours. Nous sommes certes loin du raz-de-marée provoqué par Super Mario Bros au printemps, qui avait collecté 574,9M$ mais en corrigeant sa trajectoire, ce nouveau né devrait pouvoir franchir la barre des 100M$ et pourquoi pas faire jeu égal avec Hop (108M$).
Même constat à l’étranger, où Migration reprend doucement le contrôle de son destin, ce qui se traduit par un box office de l’ordre de 105,8M$ sur la surface du globe. Il n’y a plus qu’à voir si cette remontada est le debut d’une phase ascendante – car il faudra tenir sur la distance pour rentabiliser son budget de 72M$.