Ce week-end du 22 au 24 décembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Aquaman et le Royaume Perdu de James Wan, Migration de Benjamin Renner et Guylo Homsy, Tout sauf toi de Will Gluck, The Iron Claw de Sean Durkin, Salaar : Part 1 Ceasefire de Prashanth Neel, Sans jamais nous connaître d’Andrew Haigh, Freud’s Last Session de Matt Brown ou encore Memory de Michel Franco. Sur ces huit nouveautés, deux sont parvenues à se hisser sur le podium. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Parmi les tendances cinématographiques de 2023, le coup de mou du genre super-héroïque figure en bonne position, n’épargnant aucun acteur. Ainsi, peu de temps après l’échec de The Marvels, c’est au tour d’Aquaman et le Royaume Perdu de prendre le relais, débarquant certes au sommet de l’iceberg mais avec un mauvais score à la clé.
Faible leader, l’ultime chapitre du DCEU mis en scène par James Wan débute son règne avec seulement 27,7M$ à l’occasion de son premier week-end. Un chiffre prenant un minimum de hauteur avec les chiffres obtenus ce lundi, jour de Noël, l’aidant ainsi à franchir le seuil des 40M$. Parmi les productions sorties cette année, ce démarrage se révèle moins costaud que celui de The Flash, qui avait amassé 55M$ mais plus puissant que ceux de Blue Beetle (25M$) et Shazam ! La Rage des Dieux (30,1M$). Par contre, la comparaison avec son prédécesseur est douloureuse, Aquaman premier du nom s’étant élancé en direction des salles obscures avec 67,8M$ fin 2018 – pour mieux terminer son parcours en amassant 335,1M$.
Plongeant doucement mais sûrement en direction des marchés internationaux, Aquaman et le Royaume Perdu peine à convaincre pour le moment comme en témoigne ses recettes, qui atteignent les 120,1M$. Cette suite devrait avoir du mal à rentrer dans ses frais, son budget étant estimé à près de 205M$. Un nouveau coup dur pour le DCEU, qui s’achève dans une relative indifférence.

Passée une arrivée remarquée au plus haut niveau du classement, Wonka perd de sa superbe, le public n’étant déjà plus réceptif à ses mélodies et sa dose de bons sentiments. Trébuchant de son piédestal face au second volet d’Aquaman, le long-métrage se retrouve à pousser la chansonnette en deuxième position.
En plus de cette rétrogradation, le préquel de Charlie et la Chocolaterie chapeauté par Paul King voit sa fréquentation décliner de 53,7%, n’engrangeant plus que 18M$. Ce qui lui permet de totaliser tout de même 75,5M$ en l’espace de dix jours (85,5M$ en onze), ce qui est un résultat encourageant vu le contexte – où de grosses productions se cassent les dents financièrement parlant. Pour le réalisateur, ce résultat est d’ores et déjà le meilleur de sa carrière, surpassant ceux de Paddington et sa suite, qui avaient terminé leur parcours avec 76,2M$ puis 40,9M$ en 2014 et 2017.
S’en sortant plutôt bien à l’international, Wonka continue de faire le plein en terme de recettes, celles-ci grimpant désormais à 256,8M$, ce qui est satisfaisant pour Warner Bros. D’autant plus sachant que son budget est de 125M$, laissant espérer une rentabilité d’ici la fin de son exploitation.

Le cinéma d’animation a également un petit coup de mou, puisqu’après l’échec de Wish côté Disney, c’est au tour de Migration de rater son envol au pays de l’Oncle Sam. Si elle réussit à se poser sur la troisième et dernière marche du classement, la seconde production estampillée Illumination de 2023 doit pourtant se contenter de peu financièrement parlant.
Pour son premier week-end, le film coréalisé par Benjamin Renner et Guylo Homsy n’a pas attiré la curiosité, n’englobant que 12,4M$, un résultat passant à 17,5M$ en comptabilisant le score de ce 25 décembre. Un démarrage s’avérant décevant pour Universal et Illumination, qui nous avait habitué à mieux. Cette entrée en matière se rapproche de celle opérée par Tous en Scène 2, qui avait entamé son tour de piste avec 22,3M$ il y a deux ans. Nous sommes loin du raz-de-marée provoqué par Super Mario Bros en avril, qui avait débuté sa partie dans les salles obscures avec 146,3M$.
Même constat à l’étranger, où les premiers battements d’ailes de Migration sont balbutiants, se traduisant par un box office se hissant à seulement 39,4M$ sur la surface du globe. Il n’y a plus qu’à voir si ce dernier né d’Illumination saura tenir sur la distance pour rentabiliser son budget de 72M$.