[Critique] The Lovebirds, du plomb dans l’aile

Trois ans après The Big Sick, le réalisateur Michael Showalter revient derrière la caméra avec The Lovebirds, long-métrage prévu pour sortir sur grand écran, via Paramount Pictures, qui a été repoussé suite à la crise du coronavirus mais qui au final passe directement par la case streaming en ayant été racheté par Netflix. Nous pouvons donc découvrir sur la plateforme cette comédie portée par Issa Rae et Kumail Nanjiani, nous faisant suivre un couple au bord de la rupture se voyant entraîné dans une spirale infernale alors qu’ils se rendaient à une soirée…

The Lovebirds nous embarque dans une série de réactions en chaîne qui, à défaut de déclencher une avalanche de rires se montre plutôt sympathique à suivre grâce à l’abattage de son duo principal.

Alors que son postulat de départ était alléchant, nous promettant une comédie loufoque mêlant intrigue policière et amoureuse, le long-métrage de Michael Showalter pâtit de son scénario, co-écrit par Aron Abrams, Brendan Gall et Martin Gero, qui patine malgré l’enchaînement de quiproquos et retournements de situations. Si sur le papier, cette soirée partant dans tous les sens prêtait à sourire, à l’écran les mésaventures de Jibran et Leilani ne prennent pas, la faute à une intrigue se révélant moins mordante que prévue.

Notre couple, qui n’est plus sur la même longueur d’onde, se voit embringué dans une sombre histoire de meurtre et attire malgré lui l’attention d’un mystérieux tueur et des forces de l’ordre. En fuite, nos tourtereaux à bout de nerfs vont devoir régler leurs problèmes personnels alors qu’ils naviguent en eaux troubles. Leur enquête pour connaître les tenants et les aboutissants du crime dont ils ont été témoins et leur permettre de se blanchir va se révéler redondante alors que les péripéties ne manquent pas, un drôle de contraste que l’on doit à l’écriture de nos scénaristes qui ne profite pas profiter du côté absurde de l’intrigue, ne semblant pas y croire.

Ce qui aurait pu être un délire dans la veine de Crazy Night ou Game Night devient en fait une comédie lambda, qui ne doit son capital sympathie qu’à son casting. En effet Issa Rae et Kumail Nanjiani forment un duo complémentaire et s’en sortent avec les honneurs dans la peau de Jibran et Leilani, leur sens du jeu parvenant à rehausser le niveau général, donnant du corps à la partition limitée qui leur est offerte. Leur énergie communicative compense largement les manquements du scénario et de la réalisation, Michael Showalter ne parvenant pas à insuffler le rythme nécessaire à cette histoire rocambolesque, se contenant du minimum niveau mise en scène ce qui est dommage.

Avec The Lovebirds, Michael Showalter ne parvient pas à donner du relief à cette abracadabrantesque virée infernale, qui aurait pu donner lieu à une comédie décalée. Plombé par un scénario peu inspiré, le long-métrage perd rapidement de son intérêt et, si les facéties d’Issa Rae et Kumail Nanjiani parviennent à maintenir notre attention, on ne peut regretter qu’ils n’aient pas eu un meilleur écrin pour exprimer leur talent comique.

TheLovebirds

© Netflix

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