[Critique] Spider-Man : New Generation, lettre d’amour à l’homme-araignée

Pour la première fois sur grand écran, l’univers de l’homme-araignée a le droit à un film d’animation et pour se faire, Sony Pictures s’est entouré de Phil Lord et Chris Miller à la production et de Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman à la réalisation. Cette fine équipe nous entraîne avec Spider-Man : New Generation dans un New-York qui va être chamboulé par le Caïd et son accélérateur de particules nucléaires, ouvrant un portail sur d’autres univers et bouleversant la vie d’une multitude d’incarnations de Spider-Man, se retrouvant toutes projetées dans un seul et même monde, celui où se trouve le jeune Miles Morales, qui vient justement d’être mordu par une araignée radioactive…

Spider-Man : New Generation est une lettre d’amour au super-héros créé par Stan Lee et Steve Ditko.

L’inspiration des comics transpire dans chaque image du long-métrage avec un style d’animation original, qui peut perturber au début mais qui se veut rapidement immersif avec l’impression de voir justement un comic animé devant nos yeux, effet renforcé par l’utilisation de bulles et onomatopées en tout genre.

Nous voilà donc transportés dans un univers pop et coloré où il n’y a aucune limite au niveau de la réalisation et le trio Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman prend un malin plaisir à défier les lois de la gravité pour faire virevolter nos personnages à travers les différents environnements.

L’animation permet d’iconiser les différentes incarnations de Spider-Man et certaines séquences sont bluffantes à l’image du premier vol de Miles Morales dans son costume, qui donne des frissons. Sans aucune contrainte visuelle, la caméra virevolte, les couleurs vives explosent à l’écran et l’action n’a pas de limite, pouvant partir dans tous les sens mais en étant parfaitement lisible. Un très bon choix d’avoir privilégié ce format pour cette nouvelle aventure archéenne.

Le scénario co-écrit par Phil Lord et Rodney Rothman offre un vent de fraîcheur pour l’univers de l’homme-araignée et multiplie références et hommages à l’oeuvre de Stan Lee et Steve Ditko. Les clins d’oeil ne manquent pas et les amateurs s’amuseront à les repérer.

Se consacrer au personnage de Miles Morales est un excellent changement, cela fait du bien de s’intéresser au Spider-Man de l’univers Ultimate, au tempérament et à la vie différente de notre Peter Parker, dont nous connaissons le parcours par coeur avec les six longs-métrages qui lui ont été exclusivement réservés depuis 2002. Si Miles est sur les bancs du lycée, comme Peter l’était lorsque nous l’avons rencontré pour la première fois, la vraie différence entre les deux se situe au niveau de la famille et avec la présence de ses parents et de son oncle, de nouveaux enjeux personnels entrent en jeu et le film surprend en se montrant plus touchant et profond qu’il n’y parait.

Son origin-story, classique dans la forme se retrouve vite dynamitée par une faille dans le multiverse qui nous fait surgir aussi bien un nouveau Peter Parker, utilisé comme ressort comique, ce qui change, mais également Spider-Gwen, Spider-Man Noir, Peni Parker et SP//dr sans oublier Spider-Cochon bref nous assistons à une réunion de Spider-héros et en plus nous avons une galerie de méchants connus et moins connus du public aux motivations diverses et intéressantes à découvrir. Cela permet de mettre en lumière la richesse de la galaxie Marvel avec ces rencontres inédites offrant des interactions bienvenues. Le concept d’univers multiples est pleinement exploité et mieux encore, nous sentons que les scénaristes en gardent quand même sous le pied pour de futurs opus.

Plusieurs Spider-Man valent mieux qu’un et le voyage initiatique de Miles Morales se transforme en réflexion sur la notion d’héroïsme. Chaque protagoniste a le droit de briller et nous n’avons qu’une hâte à la fin du film: de partir dans leur univers pour assister à une infinité d’aventures animées.

Spider-Man : New Generation est un très bel hommage aux personnages créés par Stan Lee et Steve Ditko, mettant en avant tout ce que l’on aime dans les comics et les films du genre pour mieux l’iconiser grâce à la virtuosité de l’animation. Les portes du multiverse sont grandes ouvertes pour le plus grand bonheur des fans de l’homme-araignée. 

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