Fleuron de l’animation irlandaise, Cartoon Saloon est parvenu à se faire une réputation solide grâce à ses co-productions maisons telles que Le Chant de la Mer, Parvana ou encore Le Peuple Loup, qui lui aura permis d’être nommé par cinq fois aux Oscars. Quatre ans après Le Dragon de mon père, le studio fondé par par Tomm Moore, Nora Twomey et Paul Young vient se rappeler au souvenir de son public avec Nouveaux copains à Puffin Rock, extension de la série Puffin Rock, s’articulant sur le quotidien d’une jeune macareux nommée Oona et de son petit frère Baba dans leur exploration du monde qui les entourent.
Programme jeunesse venu tout droit d’Irlande, Puffin Rock aura su trouver son public que ce soit sur ses terres ou à l’international, notamment grâce à sa mise en ligne dans le catalogue de Netflix. Imaginé en 2015 par Tomm Moore, Lily Bernard et Paul Young, la série d’animation – qui a trois saisons au compteur (la dernière a d’ailleurs été diffusée à l’automne 2025) – s’est envolée en direction du grand écran, sous la supervision de Jeremy Purcell. Une migration dans le domaine du septième art, donnant lieu à une aventure où la solidarité est de mise pour la faune de Puffin Rock, une île où il fait bon vivre. Du moins lorsque les condition climatiques le permettent.
Ayant officié sur le show original, en tant qu’assistant-réalisateur, Jeremy Purcell maîtrise l’environnement dans lequel il navigue, sachant reproduire la charte graphique propre à cet univers chatoyant où se conjuguent formes simples et palette de couleurs pastels – que l’on doit à l’utilisation de logiciels tels que Photoshop, Adobe Effects et Moho. De quoi proposer un film qui ne manque pas de charme visuellement parlant, avec une animation 2D et un style crayonné qui lui sied plutôt bien, notamment lorsque les éléments se déchaînent. Car dans cette adaptation, l’équipe créative élève d’un cran les enjeux avec un récit d’anticipation, préparant nos animaux à un danger météorologique à venir. Une tempête, qui pourrait causer des dégâts colossaux de long en large de Puffin Rock, au grand dam de ses résidants à plumes et à poils.
L’heure est donc au branle-bas de combat, d’autant plus que la disparition d’un œuf met nos héros en émoi, le mystère de cette affaire devant être levé avant que le vent ne souffle sur l’île. Oona et ses camarades de jeu, dont le nouveau venu Marvin – une loutre fraîchement débarquée sur l’archipel – ont donc fort à faire dans Nouveaux copains à Puffin Rock, qui allie moments de bravoures et instants de camaraderie (le tout entrecoupés d’intermèdes musicaux). Avançant ses pions à un bon rythme, le script concocté par Sara Daddy sait comment capter l’attention du jeune public – qui est ici le cœur de cible de cette odyssée de l’espèce – véhiculant avec candeur des messages positifs quant au vivre-ensemble, quant à la solidarité. Notre petite tribu déambulant de concert à l’écran se serrent les plumes (ou les pattes c’est au choix) face à l’adversité, faisant fi de leurs différences pour surmonter les épreuves se mettant sur leur chemin.
Vous l’aurez compris, cette proposition emprunte de mignonnerie parlera avant tout à vos enfants, surtout s’ils ont moins de dix ans. Ce qui n’empêche pas aux adultes d’apprécier le soin porté à la mise en scène, Jeremy Purcell proposant des séquences vivantes et vivifiantes qui donnent du cachet à cette aventure familiale divertissante, où la cohésion prime.
Avec Nouveaux copains à Puffin Rock, Jeremy Purcell prend le pas de l’aventure familiale, proposant un divertissement emplit de douceur pour son envol en solo vers le milieu du septième art.
