Ce week-end du 1er au 3 mai, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Le Diable s’habille en Prada 2 de David Frankel, La Ferme des Animaux d’Andy Serkis, Hokum de Damian McCarthy ou encore Deep Water de Renny Harlin. Parmi ces propositions, une est parvenue à se distinguer dans le trio de tête du classement. Analysons les chiffres.

Il n’y a pas à dire, le printemps redonne des couleurs au box office américain, qui rayonne toujours aussi fort comme le prouve Le Diable s’habille en Prada 2 qui s’installe avec classe sur la plus haute marche du podium – délogeant déjà Michael de son piédestal.
Pour son défilé d’entrée, le long-métrage de David Frankel a récolté pas moins de 76,7M$ et ce en l’espace de trois jours – soit un démarrage de haut-vol. Pour comparaison il y a vingt ans, son prédécesseur avait débuté son parcours en salles avec 27,5M$ en poche, pour mieux atteindre les 124,7M$ en fin de course. Un total qui sera dépassé en un rien de temps par cette suite.
Se démarquant également à l’international, Le Diable s’habille en Prada 2 est en grande forme, ses recettes virevoltant déjà à 239M$ – pour un budget de l’ordre de 100M$. Autant dire que les profits seront rapidement au programme.

Alors qu’il se plaisait à faire le show sous le feu des projecteurs, Michael a été challengé par Le Diable s’habille en Prada 2, qui lui a fait de l’ombre. En résulte une rétrogradation en deuxième position, couplée à une petite perte de vitesse financièrement parlant.
Quelque peu affaibli par son adversaire direct, le biopic consacré à Michael Jackson réalisé par Antoine Fuqua voit sa fréquentation chuter de 44%. Ce qui ne l’empêche pas de récolter 54,4M$ supplémentaires et d’amasser 184,2M$ en dix jours d’exploitation. Soit un score de haut vol pour le genre, étant en passe de surpasser le recordman Bohemian Rhapsody (produit par la même équipe qui officie ici) qui avait engrangé 216,6M$ en 2018. Même constat pour Antoine Fuqua, qui n’avait jamais atteint un tel niveau de toute sa filmographie (son résultat le plus puissant était jusqu’ici de 102M$ pour The Equalizer II).
Tout comme au pays de l’Oncle Sam, Michael fait des merveilles dans le reste du globe – et ce en dépit de critiques plus que mitigées – ayant déjà accumulé 432,7M$ à ce stade, ce qui serait excellent. Mais coûtant la bagatelle de 200M$, le blockbuster musical devra rester solide sur ses appuis pour être rentable, ce qui devrait être le cas – à moins d’un rapide effondrement en termes de fréquentation.

Face à une concurrence accrue, Super Mario Galaxy Le Film continue de perdre de la vitesse, s’éloignant davantage de la pole position, pour mieux retomber sur ses pattes sur la troisième et dernière marche du podium – notre plombier et sa fine équipe ne manquant pas de ressources.
Malgré tout, la nouvelle adaptation animée de la célèbre franchise vidéoludique perd des plumes question fréquentation – celle-ci fléchissant de 41,2%. Engrangeant encore 12,1M$, le film d’animation franchi le cap des 400M$, virevoltant maintenant à 402,6M$ après un mois de présence sur les écrans. Soit le box office le plus élevé de l’année pour le moment au pays de l’Oncle Sam, même si l’écart se creuse inéluctablement avec Super Mario Bros. qui atteignait les 490,8M$ à la même période en 2023.
Restant endurant sur le reste du globe, Super Mario Galaxy confirme sa bonne santé puisque ses recettes culminent à 888,2M$ (pour un budget de 110M$). Un succès franc et massif donc.