Ce week-end du 27 février au 1er mars, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Scream 7 de Kevin Williamson ainsi que Twenty One Pilots : More Than We Ever Imagined réalisé par Mark C. Eshleman. Et parmi ces deux principales propositions, une s’est logiquement imposé avec fougue sur les cimes du box office. Analysons les chiffres.

Alors que l’on pensait que ses soucis de production (le licenciement de Melissa Barrera, menant à une refonte complète du film) de même qu’une certaine lassitude de la part du public (la saga a trente ans au compteur) lui porteraient un minimum de préjudice, force est de constater que Scream en a encore dans le ventre. Contre toute attente son septième volet a créé l’événement, attirant les fans de la première heure au cinéma pour mieux dicter sa loi sur la plus haute marche du podium.
Pour ses débuts, ce nouveau chapitre mis en scène par Kevin Williamson – le scénariste des opus 1,2 et 4 – a atomisé la concurrence, réussissant à récolter 64,1M$ en trois jours. Soit un record pour la franchise, qui n’avait jamais connu un tel engouement dès son lancement. Pour comparaison, en 2023, Scream VI débarquait sur grand écran avec 44,5M$ en poche, ce qui était déjà excellent.
Faisant déjà des dégâts à l’international, Scream 7 se met en jambes avec forces, ses recettes s’élevant à97,2M$ et ce pour un budget estimé à 45M$. De quoi préfigurer d’une carrière de haut vol, Ghostface ayant de l’énergie à revendre.

S’il était parvenu à prendre l’ascendant sur « Hurlevent » et à marquer des points du haut de son piédestal, Goat – rêver plus haut ne peut que s’incliner face à la force de frappe de Scream 7, qui le fait trébucher de la première à la deuxième place au classement.
Mais malgré cette rétrogradation, le film d’animation réalisé par Tyree Dillihay et Adam Rosette maîtrise sa baisse de fréquentation puisque celle-ci ne décline que de 28,8%. Ce qui lui permet d’engranger 12M$ supplémentaires et de totaliser 73,9M$ en l’espace de dix-sept jours d’exploitation. Ce qui est un score pour le moins satisfaisant pour Sony Pictures Animation, surpassant leur précédente production Kpop Demon Hunters qui – en dépit de sa disponibilité sur Netflix fût proposé durant un temps limité dans les salles obscures et obtint 24,3M$.
Ne baissant pas non plus sa garde dans les pays où il est proposé, Goat – rêver plus haut ne démérite pas, ses recettes étant de l’ordre de 130,4M$ et ce pour un budget se situant dans la tranche des 80M$. Avec encore un peu d’efforts, la rentabilité pourrait être très bientôt au rendez-vous.

Passé un lancement fiévreux, les amateurs de romances tortueuses ayant été nombreux à fouler les salles obscures, « Hurlevent » perd doucement mais sûrement de sa superbe – se retrouvant désormais à poursuivre son bonhomme de chemin sur la troisième et dernière marche du podium.
En plus de céder sa deuxième position, la relecture du roman phare d’Emily Brontë Les Hauts du Hurlements – chapeautée par Emerald Fennell – voit sa fréquentation s’écrouler de 50,3%. Une chute qui se traduit par l’ajout de 6,9M$ à son box office, qui atteint pour sa part les 72,3M$ en dix-sept jours de présence sur les écrans. Ce qui est un record dans la carrière de la cinéaste, ses précédentes œuvres Promising Young Woman et Saltburn, ayant respectivement engrangé 6,4M$ et 11,4M$.
Continuant de susciter la curiosité dans les autres pays où il est proposé, « Hurlevent » prend de la hauteur, avec des recettes culminant à 192M$ sur la surface du globe et ce pour un budget estimé à 80M$. Il y a donc fort à parier que la rentabilité sera au programme d’ici sa fin de parcours.