Quatre ans après s’être intéressé aux affres de l’adolescence à travers La Petite Bande, Pierre Salvadori renoue à la comédie gentiment décalée avec son nouvel ouvrage. La Vénus Électrique. Soit une plongée dans le Paris des années folles, où l’art se conjugue à l’amour sur l’autel de l’espièglerie. Explications.
En trois décennies de carrière, Pierre Salvadori a pris un malin plaisir à croquer des portraits de personnages cocasses, tirant leur richesse comique de leurs fêlures – ce que l’on a pu voir de Cible émouvante à En Liberté ! en passant par Après vous. Une formule reprise ici avec ce nouvel ouvrage, qui marque ses retrouvailles avec Pio Marmaï, l’une des têtes d’affiche de son précédent film, qui incarne un jeune peintre tourmenté par le décès de sa chère et tendre. Un cœur meurtri qui va devenir la cible d’une machination qui ne manque pas de sel, destinée à lui remettre son pinceau à la main.
S’essayant à la voyance, dans le but de parler à sa femme disparue, Antoine Balestro va contre toute attente s’adjoindre les services d’une imposteure – en l’occurrence une foraine qui a plus d’un tour dans son sac. Soit le point de départ d’une imposture qui va réunir cette espiègle Suzanne et Armand – le galeriste de l’artiste en plein deuil, désireux de remettre son poulain (ou plutôt sa poule aux œufs d’or) en selle. Un tour de passe-passe pour le moins risqué, qui va alimenter l’intrigue de La Vénus Électrique, qui se veut un jeu de dupes emplit de délicatesse. Pouvant compter sur la présence de Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons aux côtés de Pio Marmaï, le long-métrage profitera d’une exposition de choix puisqu’il va faire l’ouverture du 79e Festival de Cannes le 12 mai – et sera proposé en simultané dans les salles obscures.

Synopsis :
Paris, 1928.
Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste.
Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture.
Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances.
Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…