Ce week-end du 20 au 22 février, le public américain pouvait découvrir en salles I Can Only Imagine 2 de Brent McCorkle et Andrew Erwin, L’Ultime Héritier de John Patton Ford, EPiC: Elvis Presley in Concert de Baz Luhrmann ou encore Psycho Killer de Gavin Polone. Parmi ces propositions, une est parvenue à se faufiler dans le trio de tête du classement. Analysons les chiffres.

Maintenant que l’esprit de la St Valentin s’en est allé, le box office américain reprend son cours normal – ce qui fait les affaires d’une œuvre déjà installée sur l’échiquier. À savoir Goat – rêver plus haut, qui a réussi à prendre l’ascendant sur « Hurlevent » et à marquer des points du haut de son piédestal.
En plus de dominer la compétition, le film d’animation réalisé par Tyree Dillihay et Adam Rosette maîtrise sa baisse de fréquentation puisque celle-ci de 38%. Ce qui lui permet d’engranger 16,8M$ supplémentaires et de totaliser 58,1M$ en l’espace de dix jours d’exploitation. Ce qui est un score pour le moins satisfaisant pour Sony Pictures Animation, surpassant leur précédente production Kpop Demon Hunters qui – en dépit de sa disponibilité sur Netflix fût proposé durant un temps limité dans les salles obscures et obtint 24,3M$.
Disposant d’une force de frappe plus puissante à l’international, Goat – rêver plus haut ne démérite pas, ses recettes étant de l’ordre de 102,1M$ et ce pour un budget se situant dans la tranche des 80M$. Avec encore un peu d’efforts, la rentabilité pourrait être très bientôt au rendez-vous.

Passé un lancement fiévreux, les amateurs de romances tortueuses ayant été nombreux à fouler les salles obscures, « Hurlevent » perd déjà de sa superbe – son règne touchant à sa fin grâce à l’abnégation de Goat, désireux de lui ravir le trône.
En plus de devoir céder sa place, la relecture du roman phare d’Emily Brontë Les Hauts du Hurlements – chapeautée par Emerald Fennell – voit sa fréquentation s’écrouler de 57,3%. Une chute qui se traduit par l’ajout de 14M$ à son box office, qui atteint pour sa part les 59,8M$ en dix jours de présence sur les écrans. Ce qui est un recors dans la carrière de la cinéaste, ses précédentes œuvres Promising Young Woman et Saltburn, ayant respectivement engrangé 6,4M$ et 11,4M$.
Continuant de susciter la curiosité dans les autres pays où il est proposé, « Hurlevent » prend de la hauteur, avec des recettes culminant à 152,1M$ sur la surface du globe et ce pour un budget estimé à 80M$. Il y a donc fort à parier que la rentabilité sera au programme d’ici sa fin de parcours.

Parmi les nouveautés du week-end, un titre a pu tirer son épingle du jeu, en l’occurrence I Can Only Imagine 2, qui a pu tracer sa route sur la troisième et dernière marche du podium.
Pour son arrivée sur grand écran, le nouveau biopic de Brent McCorkle et Andrew Erwin se consacrant au parcours du chanteur américain Bart Millard (du groupe MercyMe) a récolté 7,7M$ – soit un résultat quelque peu timoré pour une production projetée dans plus de 3000 salles. Ce qui transparaît également lorsque l’on établit la comparaison avec le précédent film portant sur l’artiste, qui avait débuté sa carrière avec 17,1M$ en 2018.
Exclusivement exploité sur le territoire nord-américain, I Can Only Imagine 2 doit donc se contenter de ces 7,7M$ de recettes et ce pour un budget de l’ordre de 18M$ – qui sera plus difficile à renflouer que prévu.