Ce week-end du 21 au 23 novembre, l public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Wicked : Partie II de Jon M. Chu, Rental Family de Mitsuyo Miyazaki, Sisu – le chemin de la vengeance de Jalmari Helander ou encore Cactus Pears de Rohan Parashuram Kanawade. Sur ces quatre principales propositions, une est logiquement parvenue à s’installer sur les cimes du classement. Analysons les chiffres.

Jouant aux montagnes russes depuis le début de l’automne, le box office américain reçoit un coup de boost bienvenu de la part de Wicked : Partie II, qui a pu compter sur le soutien sans faille de son public pour s’envoler avec son Bali magique vers la plus haute marche du podium – défiant ainsi la gravité.
Pour son entrée en scène, le second chapitre de l’adaptation cinématographique de la comédie musicale éponyme – toujours mis en scène par Jon M. Chu – créé l’événement, récoltant pas moins de 147M$ en trois jours. Ce qui en fait le deuxième meilleur démarrage de l’année pour une production US, se plaçant juste derrière Minecraft et ses 162,7M$ obtenus début avril. Mieux encore, cette suite surpasse son prédécesseur, le premier volet de Wicked ayant amassé 112,5M$ lors de son week-end inaugural l’an dernier.
S’échauffant la voix également à l’international, Wicked : Partie II voit ses recettes prendre déjà de la hauteur pour atteindre les 223M$ – et ce pour un budget estimé à 165M$. Ce qui laisse présager d’une carrière sensationnelle, d’autant que niveau sorties le champ est libre jusqu’à l’arrivée d’Avatar à la mi-décembre.

Face au raz-de-marée provoqué par Wicked, difficile de ne pas boire la tasse. Ce qu’a pu constater Insaisissables 3, qui après réussi à triompher de ses adversaires, tombe de son piédestal pour retomber lourdement en seconde position – avec des dégâts à la clé.
En plus de perdre son statut de champion, le troisième volet de la saga – mis en scène par Ruben Fleischer – voit sa fréquentation s’écrouler de 57,4%. Ce qui se traduit par l’apport de 8,9M$ en ce deuxième week-end. Totalisant désormais 36,6M$ en dix jours d’exploitation, cet épisode aura du mal à rivaliser avec ses prédécesseurs puisque Insaisissables premier du nom avait terminé son parcours avec 117,7M$ en poche tandis que sa suite quitter le devant de la scène avec 65M$.
Continuant à faire ses tours de passe-passe à l’international, Insaisissables 3 prend tout de même du galon puisque ses recettes s’élèvent à 146M$ – et ce pour un budget estimé à 90M$. Il faudrait un sacré tour de magie pour la rentabilité soit au programme en fin de partie. Suspense.

Malgré la présence de concurrents de taille, Predator : Badlands parvient à tenir sa position, défendant bec et ongles sa troisième place – et ce en dépit d’un beau gain financièrement parlant, Wicked : Partie II monopolisant l’attention du public.
S’il reste dans le trio de tête, le nouvel opus de la franchise S-F (mis en scène par Dan Trachtenberg) voit sa fréquentation s’effriter de 48,5% – ce qui lui cause du tort. Ajoutant seulement 6,5M$ à son box office, le blockbuster culmine à 76,5M$ et ce après dix-sept jours de présence sur les écrans. Malgré ce nouveau coup de frein, ce chapitre peut se targuer d’être le plus puissant de la marque Predator, venant surpassant le film original de John McTiernan – qui détenait jusque là le record (59,7M$).
Continuant de déployer ses ailes à l’international, Predator : Badlands peut se réjouir de voir ses recettes se hisser à 160,2M$ et ce pour un budget estimé à 105M$. Par contre, avec un tel ralentissement, cette grosse production aura du mal à tenir très longtemps sur ses appuis – et espérer être rentable.