Aimant l’humour poil à gratter, Fabrice Eboué prend un malin plaisir à pointer du doigt les petits (et les grands) travers de notre société, que ce soit à travers ses spectacles mais également ses réalisations, qui lui confèrent une toute autre caisse de résonance. Profitant de ce terrain de tous les possibles qu’est le septième art, l’artiste n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde pour que ses productions ne manquent pas de sel. Ce qui va une fois de plus se vérifier avec son troisième film solo, Gérald le Conquérant.
Après avoir dézingué le racisme aux côtés de son comparse Thomas Ngijol et Lionel Steketee (via Case départ), s’être moqué de l’hypocrisie du vivre-ensemble (Co-exister) et du veganisme (le sanglant Barbaque), notre homme vient de s’atteler à un nouveau délire caustique. Dans son viseur ? L’identitarisme. À une époque où le repli sur soi-même semble devenir la norme dans de nombreux pays, et en particulier la France, ce sujet paraît donc pertinent – et sera ici traité via le prisme du mockumentaire.
Au cœur de Gérald le Conquérant, le combat d’un amoureux de la Normandie, désireux de redorer le blason de sa région. Pour y parvenir, ce ‘croisé’ se pensant investi d’une mission va se lancer à corps perdu dans un projet fou : bâtir le plus grand parc d’attractions identitaire du pays, consacré à cette figure historique locale qu’est Guillaume le Conquérant. Un pitch ayant une résonance avec des faits réels, et la fondation d’un certain parc vendéen, le Puy du Fou. Pouvant compter sur la présence de Logan Lefebvre, Alexandra Roth, Vincent Solignac et de Franck Dubosc, ce délire sera à découvrir le 3 décembre dans les salles obscures.

Synopsis :
Il s’appelle Gérald. Son objectif : redorer le blason de sa région de cœur, la Normandie. Sa méthode : bâtir le plus grand parc d’attractions du pays, à la gloire de Guillaume le conquérant. Et pour y parvenir, il est prêt à aller loin, très loin… Retenez bien ce prénom, car il va marquer l’Histoire !