Ce week-end du 17 au 19 octobre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Black Phone 2 de Scott Derrickson, Good Fortune d’Aziz Ansari, Truth & Treason de Matt Whitaker, Falcon Express de Benoît Daffis et Jean-Christian Tassy ou encore – dans un nombre de salles limité – Blue Moon de Richard Linklater. Parmi ces propositions, deux sont parvenues à se frayer un chemin vers le trio de tête du classement. Analysons les chiffres.

Tournant quelque peu au ralenti depuis le début de la saison automnale, le box office américain a du mal à reprendre des couleurs, même si des titres parviennent à tirer leur épingle du jeu en cette période à l’image de Black Phone 2 qui vient d’envoyer Tron : Ares dans les cordes pour mieux lui voler son trône.
S’imposant au sommet de la pyramide, le film d’horreur de Scott Derrickson a réussi à engranger 27,3M$ pour son week-end inaugural, ce qui est satisfaisant pour Universal Pictures. Et pour cause, ce démarrage s’avère plus costaud que celui de son prédécesseur, qui avait de son côté récolté 23,6M$ en trois jours à l’été 2022. Décidément, le pas de deux entre le cinéaste et Ethan Hawke porte ses fruits et ce depuis le début puisque Sinister fût également un succès en totalisant 48M$ en 2012 – pour un budget de 3M$.
Dévoilant son côté sombre un peu partout sur le globe, Black Phone 2 voit ses recettes grimper à 41M$ pour le moment, ce qui est prometteur pour la suite. D’autant plus qu’il a coûté 30M$ à produire.

Effrayé par Black Phone 2, Tron : Ares a quitté son piédestal à la vitesse de la lumière, trouvant ainsi refuge en deuxième position. Un départ précipité s’opérant avec fracas, le blockbuster faisant une brutale sortie de route lui coûtant cher financièrement parlant.
En effet, en plus de perdre son statut de leader, le troisième opus de la saga S-F – cette fois mis en scène par Joachim Rønning – voit sa fréquentation s’effondrer de 66,6%. Une lourde chute ayant pour conséquence un faible apport de billets verts puisqu’avec seulement 11,1M$ obtenus, la rutilante production n’encaisse que 54,5M$ – et ce après dix jours d’exploitation. Soit un score en demi-teinte car s’il est supérieur au total du film original de Steven Lisberger (33M$ en 1982), il se place malheureusement derrière sa suite Tron : L’Héritage, qui avait englobé 87,3M$ au même stade de son parcours en 2010. Pour le cinéaste, le résultat est également en deçà de ses attentes, naviguant à un niveau inférieur à sa précédente réalisation sortie en salles, Maléfique : Le Pouvoir du Mal, qui atteignait pour sa part 66,2M$ à la même période il y a six ans.
En cumulant les scores provenant de l’international, Tron : Ares prend un peu de hauteur puisque ses recettes sont de l’ordre de 103,1M$ dans le monde. Ce qui se révèle plutôt faible sachant que son budget est de 180M$, confirmant de ce fait être un échec pour Disney.

Autre déconvenue du week-end, l’atterrissage compliqué de Good Fortune sur le territoire américain et ce en dépit de sa possession de la troisième et dernière marche du podium. Car si le placement est bon, la comédie portée par Seth Rogen, Keanu Reeves ou encore Sandra Oh a dû se contenter de peu niveau dollars, de très peu.
Pour son arrivée au cinéma, la première réalisation de l’humoriste Aziz Ansari (également au casting) a emmagasiné 6,1M$ et ce en l’espace de trois jours. Soit une entrée en scène pour le moins discrète, n’arrivant pas à égaliser le lancement du film prescripteur dans ce genre de délire angélique, Dogma, qui avait engrangé 8,6M$ en 1999 avant de s’envoler vers les 32,8M$. Un seuil qui sera sûrement infranchissable pour ce cru.
Uniquement proposé au pays de l’Oncle Sam, Good Fortune reste donc sur le plancher des vaches et devra batailler pour renflouer son budget – de 30M$.