Actrice aperçue notamment dans la série Mafiosa, Mélissa Drigeard a ajouté plusieurs cordes à son arc au gré de sa carrière, s’étant tout d’abord essayé à l’écriture et à la mise en scène sur les planches avant de voguer en direction du septième art. Devenue réalisatrice, cette dernière aura débutée sa carrière avec Jamais le premier soir en 2014, préfigurant de son goût pour le film de bande. Ce qui s’est confirmé avec Hawaii et, très prochainement, Le Gang des Amazones.
Pour ce quatrième passage derrière la caméra, Mélissa Drigeard s’inspire d’un fait-divers, ayant fait grand bruit au début des années 90. L’affaire dite du Gang des Amazones, un groupe d’amies d’enfance (dont deux sœurs) ayant basculé dans la criminalité pour subvenir à leurs besoins. Prise à la gorge financièrement parlant, ces femmes désespérées auront tenté le tout pour le tout pour sortir la tête de l’eau – en commettant des braquages dans le Vaucluse.
À l’aide d’armes – non chargées – notre sororité se sera attaqué à six banques et une agence d’intérim, dans une zone allant de Cavaillon à L’Isle-sur-la-Sorgue avant de se faire attraper en 1991 lors de leur huitième braquage – à motivation personnelle. Libérées sous contrôle judiciaire, les Amazones auront été condamnées à de courtes peines avec sursis, sortant ainsi libres de leur procès cinq ans après leur arrestation. Un parcours criminel sous fond de détresse sociale, qui se voit donc retracé sur grand écran, via le prisme de la fiction (en 1998, un documentaire intitulé Que personne ne bouge avait été réalisé).
Pour incarner son quinté principal, Mélissa Drigeard a jeté son dévolu sur Lyna Khoudri, Laura Felpin, Izïa Higelin, Mallory Wanecque et Kenza Fortas. Une distribution éclectique pour un drame qui semble se montrer nuancé quant à la retranscription du parcours en dents de scie de ce gang uni dans l’adversité. Un constat que l’on pourra vérifier le 12 novembre dans les salles obscures.

Synopsis :
Au début des années 90, cinq jeunes femmes, amies d’enfance, ont braqué sept banques dans la région d’Avignon. La presse les a surnommées “Le Gang des Amazones”. Ce film est leur histoire.