Cette semaine du 8 au 14 octobre, nous pouvions découvrir dans les salles obscures Tron : Ares de Joachim Rønning, C’était mieux demain de Vinciane Millereau, Nouvelle Vague de Richard Linklater, Météors de Hubert Charuel et Claude Le Pape, Gabby et la maison magique – Le film de Ryan Crego, Super Grand Prix de Waldemar Fast, Berlinguer, la grande ambition d’Andrea Segre, Alger de Chakib Taleb Bendiab ou encore Good Boy de Ben Leonberg. Parmi ces propositions, deux sont parvenues à se frayer un chemin vers le trio de tête du classement. Analysons les chiffres.

Depuis qu’il a délogé Demon Slayer de son piédestal, Une Bataille après l’Autre ne se laisse aucunement marcher sur les pieds, renvoyant la concurrence dans les cordes afin de poursuivre sereinement sa conquête du box office du haut de sa plus haute marche.
Conservant son statut de leader pour la troisième semaine consécutive, le nouveau long-métrage de Paul Thomas Anderson maitrise sa baisse de fréquentation puisque celle-ci ne fléchit que de 26%. De quoi lui permettre d’engranger 227 550 entrées supplémentaires, pour mieux susciter l’intérêt de 969 250 spectateurs depuis son lancement. Le cinéaste bat donc le record de sa carrière sur le sol français, en s’apprêtant à franchir le fameux cap du million d’entrées. Pour comparaison, en 2021 sa précédente réalisation Licorice Pizza avait été découvert par 364 796 personnes…au terme de son parcours dans les salles obscures.
Le résultat est également positif pour Leonardo DiCaprio, restant dans la trajectoire de Killers of the Flowers Moon de son camarade Scorsese, qui à la même période avait été visionné par 1 009 218 curieux il y a de cela deux ans.

Face au monopole d’Une Bataille après l’Autre, les nouveautés de la semaine font grise mine. Mais alors que la majorité des productions françaises étaient à la peine depuis la rentrée (des films indépendants tels que Muganga : Celui qui soigne s’en tirent à bon compte), un titre populaire est parvenu à conjurer – momentanément ? – le sort. En l’occurrence C’était mieux demain, qui parvient à s’immiscer dans le trio de tête et ce avec un score encourageant à la clé.
Pour ses débuts dans les salles obscures, la comédie de Vinciane Millereau – qui signe ici son premier long-métrage – a suscité les rires de 226 669 spectateurs, ce qui n’est pas si mal vu le contexte. D’ailleurs pour nos têtes d’affiche que sont Elsa Zylberstein et Didier Bourdon, ce démarrage est supérieur à la carrière totale de Natacha (presque) hôtesse de l’air, dans lequel chacun jouait et qui avait été un ratage complet ce printemps avec seulement 101 635 entrées au compteur.
Pour son plongeon dans le grand bain du septième art, Vinciane Millereau ne loupe pas le coche et si le bouche à oreille est au rendez-vous, C’était mieux demain a le potentiel pour tenir sur la durée. Affaire à suivre.

Que ce soit sur le territoire américain ou en France, Tron : Ares est loin d’attirer les foules, le blockbuster made by Disney tournant déjà au ralenti, devant ainsi se contenter de refermer le podium en tentant maladroitement de rouler des mécanique sur la troisième marche.
Pour son arrivée sur grand écran, le troisième opus de la saga S-F – cette fois mis en scène par Joachim Rønning – a eu du mal à faire le plein, n’attirant l’attention que de 200 397 personnes. Soit un démarrage poussif car en 2010, Tron : L’Héritage avait pour sa part engrangé 521 870 entrées (avants-premières comprises) tandis qu’il y a plus de quatre décennies, le film original de Steven Lisberger avait été découvert par 906 149 spectateurs au total. Pour le cinéaste, ce lancement est bien inférieur à celui de sa précédente réalisation sortie en salles, Maléfique : Le Pouvoir du Mal, qui avait été visionné par 786 485 curieux en sept jours il y a six ans.
Avec une telle déconvenue, Tron : Ares peut déjà être considéré comme un échec étant donné que le long-métrage aura du mal ne serait-ce qu’à passer le cap des 500 000 entrées.