En près de quatre décennies d’existence, la saga Predator en aura connu des hauts et des bas dans le milieu du septième art, cumulant succès et échecs au gré de ses aventures. Si tout démarra sous de bons auspices sous la supervision de John McTiernan en 1987 avec un film qui fera rapidement date dans le domaine de la science-fiction, les divers opus produits à la suite ne parvinrent pas à capitaliser comme il se doit sur les bases posées par le script des frères Jim et John Thomas. Et ce malgré de bonnes idées à l’image de celles proposées par Stephen Hopkins dans le deuxième chapitre de la franchise (réhabilité par les fans malgré un accueil mitigé il y a de cela trente-cinq ans) – à savoir le fait que la Terre est le terrain de jeu régulier de nos belliqueux extraterrestres et ce depuis des millénaires.
Un univers qui, comme nous l’avons constaté collectivement, a été maladroitement développé par 20th Century Fox Studios, avec notamment les deux crossovers Alien vs Predator plutôt mal accueillis par les fans. De quoi enrayer une machine qui aura eu du mal à se relancer, Nimród Antal et Shane Black ne parvenant pas à redresser la barre qualitativement parlant avec leur essai respectif. C’est à cause de ce contexte que le cinquième long-métrage de la franchise, mis en scène par Dan Trachtenberg, fût directement proposé sur Hulu/Disney + à l’été 2022. Mais si le studio ne croyait plus au potentiel de la marque, le public a plébiscité ce nouveau chapitre, qui a su se servir à bon escient des codes à sa disposition.
En a résulté un opus synonyme de voyage en plein XVIIIe siècle, s’articulant sur le combat de Naru, une guerrière comanche chevronnée – incarnée par Amber Midthunder – se retrouvant à défendre avec hargne sa tribu face à la menace d’un prédateur venu d’ailleurs. Un volet synonyme de résurgence pour Predator, les avis favorables ayant été au rendez-vous pour ce volet, amorçant ainsi une ère nouvelle. Ne manquant pas d’idées, le réalisateur de Prey s’est retrouvé aux manettes de deux films, destiné à emmener la saga à s’ouvrir à de nouveaux horizons. Alors que l’anthologie Killer of Killers s’est dévoilée il y a peu sur Disney +, les contours du second projet supervisé par Dan Trachtenberg se précise à son tour.
Bande annonce #1
Bande annonce #2
Bande annonce #3
Intitulée Predator : Badlands, cette prochaine aventure va permettre au cinéaste de quitter la surface de la Terre pour propulser les spectateurs vers un monde inconnu, dans un futur plus ou moins proche. Avec ce long-métrage, l’équipe créative opère un changement majeur, l’antagoniste devenant désormais le protagoniste de l’histoire. Au cœur de l’intrigue, le périple d’un jeune Predator exclu de son clan se retrouvant sur une lointaine planète, qui se veut un terrain de chasse des plus hostiles pour ceux de son espèce. Livré à lui-même face à de redoutables adversaires, notre extra-terrestre va se trouver une alliée improbable en la personne de Thia (incarnée par Elle Fanning), une androïde énigmatique s’avérant être un soutien de poids dans sa recherche de l’adversaire ultime.
Un postulat prometteur, venant confirmer que les excursions dans l’espace-temps ouvre un large champ des possibles pour la mythologie Predator (qui paraît se reconnecter à celle d’Alien). Pour découvrir ce que nous réserve Dan Trachtenberg avec ce second cru de 2025, il faudra patienter jusqu’au 5 novembre, date de son atterrissage dans les salles obscures françaises.
