Ce week-end du 3 au 5 octobre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures The Smashing Machine de Benny Safdie, Good Boy de Ben Leonberg, l’évènement Taylor Swift : The Official Release Party of a Showgirl ou encore se replonger dans les univers d’Avatar : La Forme de L’Eau de James Cameron et Casper de Brad Silberling. Parmi ces propositions, deux sont parvenues à se distinguer sur les cimes du box office. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Véritable icône en son pays, Taylor Swift n’a pas son pareil pour attirer le public puisqu’après une tournée des plus lucratives – rapportant près de 560M$ selon le site professionnel Billboard – l’artiste débarque en force dans les bacs avec son nouvel album, qui a eu les honneurs d’un événement dans les salles obscures à l’occasion de sa sortie. Et comme on s’y attendait, ce rendez-vous musical à destination des fans, The Release of a Showgirl, n’a fait qu’une bouchée de la concurrence.
Délogeant Une Bataille après l’Autre de son piédestal pour mieux s’installer sur la plus haute marche de la pyramide, cette plongée dans les coulisses de la production de Life of a Showgirl chapeautée par la chanteuse elle-même a ainsi récolté 33M$ le temps de son unique week-end de présence dans les cinémas, ce qui est un excellent score. De quoi confirmer le statut de superstar du box office pour Taylor Swift, qui avait enchaîné les records avec le film-concert The Eras Tour, qui avait cumulé 180,7M$ il y a trois ans.
Se tenant dans une belle brochette de pays sur la surface du globe, The Release of a Showgirl a réussi à engranger 46M$, ce qui est là encore un succès pour une exploitation expresss.

De ce fait, Taylor Swift a fait perdre de sa superbe à Leonardo DiCaprio. Après avoir réussi à prendre le dessus sur Demon Slayer, Une Bataille après l’Autre a dû botter en touche, se retrouvant à poursuivre son périple sur la deuxième place du classement. Avec quelques blessures financièrement parlant.
En plus de trébucher au classement, le nouveau long-métrage de Paul Thomas Anderson voit sa fréquentation s’effriter de 49,4%, un ralentissement se traduisant par l’apport de 11,1M$. En dix jours de présence sur les écrans, cette adaptation libre du roman Viceland (écrit par Thomas Pynchon) a engrangé 42,7M$, ce qui est une bonne nouvelle pour le cinéaste. En effet, notre homme atteint le plus haut niveau de sa carrière avec ce dernier cru en date, qui vient de surpasser There Will Be Blood et ses 40,2M$ obtenus lors de sa sortie en 2007.
Commençant à prendre de la vitesse à l’international, Une Bataille après l’Autre voit ses recettes atteindre 101,6M$ dans le monde – et ce pour un budget d’environ 130M$. Il va donc lui falloir rester endurant pour espérer faire des profits. Affaire à suivre.

Avec un rouleau-compresseur tel que Taylor Swift sur le ring, difficile de faire des merveilles. Pourtant, en dépit de sa position d’outsider, Smashing Machine a tenu bon sous les coups de son adversaire, ce qui lui permet de débuter son combat sur la troisième et dernière marche du podium.
Mais s’il a su se hisser dans le trio de tête, le long-métrage de Benny Safdie (qui pour la première fois tourne sans son frère) doit se contenter de peu, ayant englobé 6M$ pour son entrée en scène. Un lancement qui reste malgré tout des plus corrects pour le cinéastes, ses précédentes (co)réalisations ayant eu tout d’abord le droit à des sorties limitées avant de monter en grade. Preuve en est, Uncut Gems (2019) avait grappillé 537 242$ dans cinq cinémas pour son démarrage, pour mieux élargir ses horizons et terminer son parcours avec 50M$ en poche. Pour Dwayne Johnson par contre, la déception est de mise, l’acteur fait face au plus faible démarrage de sa carrière.
Proposé uniquement sur le territoire nord-américain, Smashing Machine doit composer avec ce résultat pour le moment (il sortira le 29 octobre en France). Doté d’un budget de 50M$, le long-métrage devra être robuste pour rentrer dans ses frais.