Ce week-end du 20 au 22 juin, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Elio de Madeline Sharafian, Domee Shi et Adrian Molina, 28 ans plus tard de Danny Boyle ou encore Kuberaa de Sekhar Kammula. Sur ces trois principales propositions, deux sont parvenues à se hisser dans le trio de tête du classement. Analysons les chiffres.

Passé un décollage maitrisé, Dragons devait faire face à une concurrence qui ne manquait pas de mordant. Et heureusement, Krokmou ne manque pas de ressource, prenant de la hauteur pour mieux poursuivre son règne sur la plus haute marche du podium.
Mais s’il conserve son trône, l’adaptation live du film d’animation DreamWorks, mise en scène par Dean DeBlois (à l’origine de la franchise) doit composer avec une fréquentation chutant de 56,3%. Ce qui ne l’empêche pas d’encaisser 37M$ supplémentaires et de voir son box office virevolter à 160,4M$ sur le sol américain et ce après dix jours de présence en salles. Un score des plus satisfaisants dans la mesure où cette version en chair et en CGI survole celui de son modèle, qui atteignait les 92,1M$ au même stade. Mieux encore, le fait que le total du troisième opus, de l’ordre de 160,9M$ soit dépassé en un rien de temps.
Ayant déployé entièrement ses ailes sur la scène internationale, Dragons peut se targuer de cumuler 358,1M$ de recettes – et ce pour un budget de 150M$. La rentabilité est donc au rendez-vous, de bon augure pour la suite de cette relecture.

Si Dragons reste cramponné à son piédestal, il a bien failli se faire croquer les patounes par un adversaire enragé, 28 ans plus tard, qui s’est distingué au classement en débarquant avec fracas en deuxième position – avec à la clé un résultat encourageant.
Pour ses débuts au pays de l’Oncle Sam, le troisième volet de la saga horrifique – marquant le retour aux affaires de Dany Boyle (et Alex Garland au scénario) – a récolté 30M$. De quoi prouver qu’en dépit d’une absence de dix-huit ans, la marque n’a pas perdu de son panache, d’autant plus que ce lancement est plus puissant que la carrière intégrale de son prédécesseur, 28 semaines plus tard, qui avait conclu son parcours avec 28,6M$ en poche. Prochaine étape, surpasser l’opus original, 28 jours plus tard, qui avait engrangé 45M$ en 2002.
Partant petit à petit à l’assaut des cinémas du globe, 28 ans plus tard voit ses recettes prend un peu de hauteur, celles-ci atteignant les 60M$. Un bon point de départ, son budget étant de 60M$. À voir désormais si le long-métrage saura tenir sur la durée, Sony Pictures regardant de près les chiffres pour donner son feu vert au dernier chapitre de cette nouvelle trilogie (The Bone Temple, supervisé par Nia DaCosta est déjà dans la boîte avec une sortie planifiée en janvier 2026).

N’ayant que trop peu d’espace pour s’exprimer, ses camarades de jeu lui volant la vedette, Elio se révèle être le perdant de ce week-end, devant se contenter de la troisième et dernière marche du podium pour son atterrissage dans les salles obscures américaines.
À l’occasion de son lancement, le nouveau cru de Pixar ne suscite malheureusement pas l’engouement du public, n’amassant que 21M$ en l’espace de trois jours – soit la pire entrée en matière en date pour une production originale du studio – sous le giron de Disney – faisant moins bien que Elémentaire est ses 29,6M$ obtenus en 2023. À voir désormais si, comme le titre précité, la vapeur pourra être inversée, le film de Peter Sohn ayant prouvé sa robustesse en terminant son parcours avec 154,4M$ au compteur. Ne jamais perdre espoir.
Même constat à l’international, Elio ayant du mal à capter l’attention, comme en atteste ses recettes qui montent à seulement 35M$ ce qui est pour le moins catastrophique quand on sait qu’il a coûté 150M$ à produire.