Deux ans après avoir livré une relecture de Nosferatu, qui avait réussi à trouver son public en engrangeant pas moins de 181,9M$ de recettes pour un budget de 50M$, Robert Eggers se prépare à revenir sur les écrans avec un projet qui va lui permettre de poursuivre son exploration des mythes du cinéma horrifique, en s’intéressant cette fois à la figure du loup-garou.
En l’espace de quatre longs-métrages, Robert Eggers a su tirer son épingle du jeu avec un sens de la narration et de la mise en scène qui lui sont propres. Un style permettant à cette figure récente du cinéma indépendant de gravir les échelons et de passer dans la cour des grands en décrochant des budgets progressivement conséquents. Si l’on pensait que l’expérience The Northman allait mettre du plomb dans l’aile quant à ses relations avec Universal Pictures, force est de constater que le studio est passé outre ce revers, renouvelant sa confiance au cinéaste en aidant à concrétiser sa version de Nosferatu puis Werwulf.
Soit une plongée dans l’Angleterre du XIIIe siècle, théâtre d’un thriller surnaturel, alors qu’une sombre créature terrorise un village les nuits de pleine lune – semant ainsi le chaos et la terreur parmi les habitants – qui jusque là vivaient paisiblement. D’autant plus lorsqu’il apparaît que cette bête sauvage assoiffée de sang pourrait être un homme, victime d’une malédiction. Vous l’aurez compris, avec ce nouvel essai, le cinéaste revisite le motif du loup-garou et y agrémente des ingrédients inhérents au folklore de l’époque pour apposer sa griffe sur le genre.
Pouvant compter sur la présence d’Aaron Taylor-Johnson, Willem Dafoe et Lily-Rose Depp, Werwulf, la bête maudite aura la particularité de s’appuyer sur des dialogues déclamés en moyen-anglais. Pour découvrir le résultat de ce prochain cru d’Eggers, il faudra patienter jusqu’au 6 janvier 2027 date de sa sortie sur le sol français.
