Entre le tournage de deux séquences de sa fresque Merrily We Roll Along, transposition sur grand écran de la comédie musicale éponyme de Stephen Sondheim et George Furth, qu’il filme progressivement sur une période de vingt ans (reprenant le procédé qu’il avait utilisé pour Boyhood), Richard Linklater n’oublie pas de se consacrer à des projets de cœur. Ainsi, un an après Hit Man, qui fût proposé sur Netflix, notre touche à tout se prépare à revenir dans les salles obscures avec un long-métrage emprunt de nostalgie. Nouvelle Vague.
Féru de septième art, Richard Linklater n’a jamais caché son amour pour le cinéma français, citant souvent parmi ses références Robert Bresson ou encore Jean-Luc Godard – qui se retrouve ici au cœur de cette nouvelle réalisation. Ainsi, huit ans après Le Redoutable de Michel Hazanavicius, l’homme derrière Le Mépris, Bande à part ou encore Pierrot le Fou se voit célébré à travers un exercice filmique.
Avec Nouvelle Vague, qui nous entraîne à l’aube des années 60 au moment de l’émergence d’un mouvement créatif cinématographique qui fera date, le cinéaste américain va revenir sur les coulisses de la production du premier long-métrage de Godard – qui cimentera sa carrière – À bout de souffle. Soit le point de départ de la peinture d’une époque mais surtout d’un style, alors que l’on suit l’artiste, ici interprété par Guillaume Marbeck, dans sa quête pour financer cette œuvre qui deviendra rapidement culte, faisant sa renommée tout en faisant exploser à l’écran Jean-Paul Belmondo et l’actrice Jean Seberg (incarnés pour leur part par Aubry Dullin et Zoey Deutch).
Tournée en langue française, cette lettre d’amour à un auteur et à un courant artistique emblématique du paysage hexagonal vient d’avoir les honneurs d’une présentation au Festival de Cannes. Pour le grand public, il faudra patienter jusqu’à cet automne pour découvrir ce que nous réserve cette plongée côté-coulisses orchestrée par Richard Linklater, sa sortie étant prévue pour le 8 octobre dans nos salles obscures.
