Cumulant les projets à un rythme effréné, François Ozon ne semble pas prêt de ralentir la cadence – restant un homme surbooké après plus de trois décennies de carrière dans le milieu du septième art. Preuve en est, quelques mois à peine après la sortie de son adaptation de L’Étranger (l’un des romans phares d’Albert Camus) qui permit à Pierre Lottin d’être salué d’un César du Meilleur Acteur dans un Second Rôle, le cinéaste a rapidement retrouvé le chemin des studios pour mettre en boîte Le mal est fait.
Et pour son vingt-cinquième long-métrage, ce dernier renoue avec la fiction originale en confectionnant un drame en pente douce analysant les rapports conflictuels au sein de la sacro-sainte famille nucléaire et proposant un nouveau chapitre de sa réflexion sur les affres de l’adolescence – comme en témoigne son synopsis officiel : Ariel, 12 ans, passe en conseil de discipline pour avoir allumé un feu dans les toilettes de son collège. Sa mère, jeune divorcée à bout et enceinte, ne sait plus comment s’y prendre et demande à son ex de le garder pendant les vacances d’été. Furieux, le jeune garçon se retrouve à la campagne chez son père, qui retape une vieille ferme en Normandie. Confronté à la nouvelle vie de son père et à des rencontres étranges et maléfiques, Ariel entre avec fracas dans l’adolescence, le temps d’un été brûlant.
L’occasion pour le réalisateur de s’entourer de Pio Marmaï mais également de Sandor Funtek, Grégoire Danvin-Sellier et Judith Davis. Soit un casting éclectique pour une œuvre qui ne devrait pas être avare en tension en se consacrant à cette période ingrate signant la fin de l’innocence tout en abordant la nature souvent incandescente des relations entre parents/enfants et surtout entre père et fils. Pour découvrir ce que François Ozon nous réserve avec son prochain cru, il faudra patienter jusque début 2027, la sortie de Le mal est fait étant programmée au 10 février par Gaumont.
