Passée une courte excursion du côté de Netflix pour mettre à l’honneur Roald Dahl à travers une collection de courts-métrages (parmi lesquels La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar, récompensé d’un Oscar), Wes Anderson se prépare à infuser de nouveau un peu de sa poésie dans les salles obscures avec son douzième film, The Phoenician Schème, synonyme d’incursion dans le domaine de l’espionnage.
Accompagné de son acolyte Roman Coppola au scénario, Wes Anderson nous concocte une fable décalée dont lui seul a le secret, où la futilité de l’être s’expose sous un jour pour le moins particulier, en l’occurrence à travers une intrigue synonyme de sac de nœuds politico-financier où un magnat de l’armement se retrouve dans le viseur de personnes bien déterminées à le mettre hors d’état de nuire au sens propre comme au figuré.
Ainsi, avec The Phoenician Scheme, se dessine un complot qui, ironiquement va servir à recréer du lien entre les différents membres de la dynastie Korda. À la tête d’une fortune colossale, Zsa-zsa Korda figure parmi les hommes les plus riches et influents d’Europe, suscitant les convoitises. D’autant plus lorsque celui-ci se lance dans un projet d’importance capitale au Moyen-Orient, dont les contours affolent des forces de l’ombre. De quoi mettre notre businessman dans une sacrée panade, tous les coups étant permis pour l’abattre. Ce que va constater sa fille Liesl, une nonne se retrouvant embarquée dans cet imbroglio – l’amenant à suivre malgré elle son paternel dont elle n’est plus si proche, pour le meilleur et pour le pire.
En clair, une histoire de famille entremêlée dans une affaire d’espionnage, voyant Benicio del Toro et Mia Threapleton croiser le chemin d’un parterre de stars, Wes Anderson ayant toujours su s’entourer d’une distribution aux petits oignons. Nous retrouvons de ce fait devant sa caméra Tom Hanks, Bryan Cranston, Riz Ahmed, Mathieu Amalric, Jeffrey Wright, Scarlett Johansson, Richard Ayoade, Rupert Friend, Hope Davis ou encore Benedict Cumberbatch. Une joyeuse troupe qui devrait donner du cachet à The Phoenician Scheme, un conte dans la pure tradition du cinéaste, où mise en scène millimétrée et photographie pastel digne des sixties sont la norme. Sortie prévue le 28 mai en salles.
