Cette semaine du 29 janvier au 4 février, nous pouvions découvrir dans les salles obscures Un parfait inconnu de James Mangold, Companion de Drew Hancock, La Pie voleuse de Robert Guédiguian, Sing Sing de Greg Kwedar, Une nuit au zoo de Ricardo Curtis et Rodrigo Perez-Castro, Le Jardin zen de Naoko Ogigami, Apprendre de Claire Simon, Julie se tait de Leonardo Van Dijl, Le Choix du pianiste de Jacques Otmezguine ou encore Slocum et moi de Jean-François Laguionie. Sur ces dix propositions, une est parvenue à se distinguer au sommet du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Il flotte comme un air de changement sur le box office français, dominé par Mufasa : Le Roi Lion depuis le début de l’année. Il aura fallu attendre l’arrivée d’Un parfait inconnu dans la partie pour que le blockbuster tout CGI de Disney perde sa place de leader.
Pour son entrée en scène, le biopic consacré à Bob Dylan aura bercé les oreilles de 308 895 spectateurs, un score assez élevé pour s’imposer sur la plus haute marche du podium. Pour son réalisateur, James Mangold, ce lancement se révèle supérieur à son précédent essai dans le genre, Walk the Line (centré sur Johnny Cash) qui, en 2005, avait attiré l’attention de 126 403 curieux en une semaine.
Par contre, comparé aux derniers ouvrages en date de Mangold, ce démarrage se rapproche plus de Le Mans 66 (402 917 entrées) que d’Indiana Jones et le Cadran de la Destinée (1 089 875). À voir désormais si Un parfait inconnu saura tenir la note, la concurrence s’apprêtant à gagner en puissance avec les vacances scolaires en approche.

Alors qu’il traçait son chemin vers le succès en toute quiétude, Mufasa vient de franchir son premier obstacle, Un parfait inconnu le faisant vaciller de son piédestal. Ce qui ne l’empêche pas de faire de la résistance sur la deuxième place du classement.
S’il a perdu son titre de champion, le préquel de la version live du Roi Lion mis en scène par Barry Jenkins maîtrise malgré tout sa descente, sa fréquentation ne diminuant que de 27%, ce qui lui permet d’attirer 157 433 spectateurs supplémentaires dans ses filets. Un résultat aidant ce dernier cru de l’écurie Disney à cumuler 4 624 945 entrées en un mois et demi de présence sur les écrans. S’il reste satisfaisant au demeurant, ce résultat fait pourtant pâle figure face à celui de son prédécesseur puisque le remake de Jon Favreau tutoyé les sommets en ayant été découverte par 10 017 995 aficionados en 2019.
S’il ne pourra arriver à la cheville du Roi Lion, Mufasa devrait malgré tout continuer à tirer don épingle du jeu, comptant sur les vacances pour reprendre du poil de la bête.

Après avoir réussi à se hisser dans le trio de tête, passé un lancement à son pied, Franck Dubosc et sa nouvelle réalisation Un Ours dans le Jura continuent de déjouer les pronostics, même s’ils doivent cette fois voguer sur la troisième et dernière marche du podium.
Si elle a chuté d’une place au classement, la comédie noire chapeautée par le comédien voit sa fréquentation décliner de seulement 27%, ce qui se traduit par l’ajout de 138 054 entrées à son box office, qui en un mois et demi d’exploitation a été découvert par 1 263 848 curieux. De quoi faire oublier à Franck Dubosc le parcours de sa précédente mise en scène, Rumba la Vie, qui n’avait fait danser que 286 913 personnes à l’été 2022.
Naviguant dans des eaux qui lui sont favorables, Un Ours dans le Jura a le potentiel pour continuer à prendre de la hauteur, ce qui en fait le premier succès de l’année (on rappelle que lors de sa semaine inaugurale, le film avait engrangé 452 342 entrées). Ce qui est certain par contre, c’est que le score de Tout le monde debout, qui marque le premier passage de l’humoriste derrière la caméra, sera inatteignable, celui-ci ayant été vu par 2 417 045 personnes il y a sept ans.