Ce week-end du 1er au 3 novembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Here – Les plus belle années de notre vie de Robert Zemeckis, Juré n°2 de Clint Eastwood, Absolution de Hans Petter Moland, Hitpig de Cinzia Angelini et David Feiss, Bhool Bhulaiyaa 3 d’Anees Bazmee, Singham Again de Rohit Shetty, Lost on a Mountain in Maine d’Andrew Boodhoo Kightlinger ou encore A Real Pain de Jesse Eisenberg. Sur ces huit propositions, aucune n’est parvenue à se hisser dans le trio de tête, qui ne reste pourtant pas inchangé. Analysons les chiffres.

Si le Spider-Verse a connu beaucoup de revers ces derniers temps, un personnage reste une valeur sûre à savoir Venom qui, à chaque apparition à l’écran redonne le sourire à Sony Pictures. Un fait se vérifiant une fois de plus avec The Last Dance, qui ne laisse personne lui voler son trône.
Mais s’il reste au sommet du classement, le troisième et ultime volet de la saga portée par Tom Hardy perd en puissance financièrement parlant, sa fréquentation chutant de 48,8%. Ce qui se traduit par l’ajout de 26,1M$ à son box office, qui est désormais de l’ordre de 90M$ en dix jours de présence sur les écrans. Un score lui permettant de doubler celui de Madame Web– qui avait terminé sa course avec 43,8M$ en février et de surpasser le total de Morbius (73,8M$), ce qui est déjà ça de gagner. Par contre, comparé à ses deux prédécesseurs, notons un essoufflement, Venom ayant engrangé 142,1M$ au même stade tandis que sa suite, sous-titrée Let There Be Carnage, virevoltait pour sa part à 141,9M$.
Semant davantage le chaos sur le reste du globe, Venom : The Last Dance voit ses recettes se hisser à 317M$, ce qui est de bon augure pour la suite. Doté d’un budget de 120M$, ce baroud d’honneur est déjà assuré de rentrer dans ses frais, ce qui va encore pousser Sony Pictures à s’accrocher à son univers partagé, qui va se poursuivre dès le mois de décembre avec la sortie de Kraven The Hunter.

Si Venom a dévoré tout cru des grands noms comme Robert Zemeckis et Clint Eastwood (qui sont loin d’avoir attiré les foules malheureusement), cela n’empêche pas certaines productions de s’en tirer les honneurs, comme le prouve Le Robot Sauvage qui créé une fois de plus la surprise en réussissant à remonter de la troisième à la deuxième place.
En plus de remonter d’une position, le dernier-né des studios Dreamworks mis en scène par Chris Sanders voit sa fréquentation progresser de 10,9%. Récoltant encore 7,5M$, le film d’animation s’envole à 121,4M$ et ce après plus d’un mois d’exploitation. Parmi les récents titres de la firme, cette nouvelle création se révèle plus puissante que Les Bad Guys qui en 2022, quittait les salles de cinéma avec 97,4M$ en poche. Face à des franchises bien installées, cette production originale dérivée de la saga littéraire de Peter Brown reste réduit petit à petit son écart avec Kung Fu Panda 4 qui avait engrangé 193,5M$ en mars.
Ayant déployé ses ailes dans le monde entier, Le Robot Sauvage prend davantage de hauteur, ses recettes atteignant les 269,1M$. De quoi lui assurer de beaux profits, son budget étant de 78M$ – ce qui est une nouvelle victoire pour DreamWorks/Universal.

Passé une entrée en scène remarquée, Smile 2 ne fait plus grand bruit depuis l’arrivée de Venom : The Last Dance dans la partie. En résulte donc une nouvelle chute, cette fois de la deuxième à la dernière marche du podium.
Malgré ce revers, le film de Parker Finn limite sa baisse de fréquentation en ce troisième week-end, celle-ci déclinant de 28,6%. Ayant obtenu 6,8M$ de vendredi à dimanche, la production horrifique amasse maintenant 52,6M$ et ce en dix-sept jours d’exploitation en salles. De quoi creuser davantage l’écart avec le premier opus, qui cumulait 71,3M$ au même stade. Il paraît peu probable que cette suite se rapproche de la barre des 100M$.
S’exposant petit à petit au yeux du public à l’international, Smile 2 prend heureusement du galon, ses recettes grimpant à 109,7M$ sur la surface du globe, ce qui est un excellent résultat sachant, son budget de 28M$ étant renfloué et les profits étant de mise.