Ce week-end du 11 au 13 octobre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Terrifier 3 de Damien Leone, Piece by Piece de Morgan Neville, My Hero Academia : You’re Next de Tensai Okamura, The Apprentice d’Ali Abbassi, Average Joe de Harold Cronk, We Live in Time de John Crowley, Six Days in August de Mark Goodman ou se replonger dans l’univers de L’Étrange Noël de Monsieur Jack de Henry Selick. Sur ces huit propositions, une est parvenue à se distinguer dans le trio de tête du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Quand un clown en chasse un autre. Alors que l’on pensait que Joker : Folie à Deux allait poser pour un bon moment ses valises sur la plus haute marche du podium, force est de constater que les spectateurs en ont décidé autrement, privilégiant Art à Arthur Fleck. En résulte une arrivée en fanfare de Terrifier 3, qui sème le chaos au plus haut niveau du box office américain.
Suscitant l’engouement partout où il passe, le nouveau volet de la franchise horrifique chapeautée par Damien Leone a su récolter 14,1M$ en l’espace d’un week-end. De quoi exploser tous les records, ce lancement étant le plus puissant de la trilogie, surpassant la carrière de ses prédécesseurs, Terrifier premier du nom n’ayant obtenu que 339 946$ en 2016 et sa suite 10,9M$ six ans plus tard. Au fil des années le perfide Art voit sa fanbase grandir.
Causant pas à pas dégâts à l’international, Terrifier 3 commence à susciter une curiosité morbide de la part des amateurs du genre, ce que prouve ses recettes, de l’ordre de 18,8M$ et ce pour un budget d’à peine 2M$. En clair, un succès fracassant.

S’il avait dû battre en retraite avec le retour d’une concurrence aux dents assérées, Le Robot Sauvage se reprend en main, ne se laissant plus déstabiliser – réussissant à limiter la casse question classement et financièrement parlant.
En plus de conserver sa deuxième place, le dernier-né des studios Dreamworks mis en scène par Chris Sanders voit sa fréquentation décliner de 25,9% (contre 47,2% auparavant), preuve d’un meilleur maintien. Ajoutant 14M$ à son score, le film d’animation atteint les 84,2M$ au terme de dix-sept jours d’exploitation. Parmi les récents titres de la firme, cette nouvelle création se révèle plus puissante que Les Bad Guys en 2022, qui au même stade englobait 57,3M$. Par contre, face à des franchises bien installées, cette production originale dérivée de la saga littéraire de Peter Brown se montre frêle sur ses appuis, restant à bonne distance d’un Kung Fu Panda 4 qui avait engrangé au final 193,5M$ en mars.
Déployant petit à petit ses ailes dans le monde entier, Le Robot Sauvage prend progressivement du galon, ses recettes grimpant à 149,3M$. De bon augure pour la suite de sa carrière, son budget étant de 78M$, les profits étant désormais à l’horizon.

Face à la faiblesse de Joker : Folie à Deux, il y en a un qui se frotte les mains, à savoir Beetlejuice Beetlejuice. S’il avait logiquement perdu de sa superbe, notre bio-exorciste à su reprendre des couleurs, ne disparaissant pas du podium comme craint (laissant ça au film de Todd Phillips) et tenant bon la barre en troisième position.
Refermant une nouvelle fois le podium, la nouvelle réalisation de Tim Burton freine sa chute niveau fréquentation, celle-ci ne fléchissant que de 27,8% ce qui reste une perte raisonnable pour une production de ce genre. De quoi lui permettre de rajouter 7,3M$ à son box office, qui atteint 275,8M$ après plus d’un mois de présence sur les écrans. De quoi confirmer la belle remontada du cinéaste britannique, qui n’avait plus connu de tels scores depuis plus d’une décennie et la sortie d’Alice aux Pays des Merveilles (2010), qui virevoltait pour sa part à 319M$ au même stade. Il va sans dire que la progression est également au rendez-vous par rapport à Beetlejuice premier du nom qui, en 1988, avait terminé son parcours avec 74,6M$ en poche.
Ce retour en force de Burton et de son facétieux personnage incarné par Michael Keaton se confirme à l’international puisque Beetlejuice Beetlejuice voit ses recettes atteindre les 421M$ sur la surface du globe alors qu’il lui reste encore pas mal de territoires à conquérir, amorçant déjà sa rentabilité – sachant que son budget est estimé à 100M$.