Ce week-end du 20 au 22 septembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Transformers : Le Commencement de Josh Cooley, Mother Land d’Alexandre Aja, The Substance de Coralie Fargeat, Jung Kook : I Am Still de Park Junsoo, A Different Man d’Aaron Schimberg, Omni Loop de Bernardo Britto, In the Summers d’Alessandra Lacorazza, Happy Clothes : A Film About Patricia Field de Michael Selditch ou encore My Dearest Fu Bao de Shim Hyung-jun. Sur ces neuf nouveautés, une est parvenue à se frayer un chemin vers le trio de tête du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Peu effarouché par la concurrence du week-end, qui était malgré tout plus forte que la fois précédente avec la présence de Transformers : Le Commencement, Beetlejuice Beetlejuice continue de rouler des mécaniques au sommet de la pyramide, n’étant pas d’humeur à se laisser chiper son trône.

Dominant toujours la compétition, la nouvelle réalisation de Tim Burton voit tout de même sa fréquentation chuter de 49,5%, ce qui reste une perte raisonnable pour une production de ce genre. De quoi lui permettre de rajouter 25,9M$ à son box office, qui passe ainsi le cap des 200M$ – ayant engrangé 226,7M$ après dix-sept jours de présence sur les écrans. De quoi confirmer la belle remontada du cinéaste britannique, qui n’avait plus connu de tels scores depuis plus d’une décennie et la sortie d’Alice aux Pays des Merveilles (2010), qui virevoltait pour sa part à 265,4M$ au même stade. Il va sans dire que la progression est également au rendez-vous par rapport à Beetlejuice premier du nom qui, en 1988, avait terminé son parcours avec 74,6M$ en poche. 

Ce retour en force de Burton et de son facétieux personnage incarné par Michael Keaton se confirme à l’international puisque Beetlejuice Beetlejuice voit ses recettes atteindre les 331,1M$ de dollars sur la surface du globe alors qu’il lui reste encore pas mal de territoires à conquérir, amorçant déjà sa rentabilité – sachant que son budget est estimé à 100M$.

S’il fanfaronne en pole position, Beetlejuice Beetlejuice a tout de même failli se faire griller la priorité par Transformers : Le Commencement, seule nouveauté à parvenir à tirer son épingle du jeu en débarquant en deuxième position au classement – avec un score quasiment identique à son adversaire du dessus.

Ratant de peu la plus haute marche du podium, le préquel animé de la saga Transformers pilotée par Paramount Pictures a récolté 24,6M$ pour son lancement dans les salles obscures américaines. Soit un résultat en demi-teinte, la comparaison avec ses prédécesseurs en live action n’étant pas à son avantage puisque le dernier volet en date, Rise of the Beats, avait obtenu 61M$ pour ses débuts en juin 2023. Par contre, si nous évoquons le premier film d’animation Transformers – mis en images par la Toei en 1986, la progression est au programme, celui-ci n’ayant amassé que 5,8M$ lors de sa sortie.

S’il démarre en douceur au pays de l’Oncle Sam, Transformers : Le Commencement pourra sans nul doute compter sur le box office international pour prendre de la vitesse. Exploité au compte goutte sur les écrans du globe (il sera à découvrir le 23 octobre en France), cet épisode animé voit tout de même ses recettes passer à 38,6M$. Avec un budget de 75M$, les pertes seront minimes en cas de réel échec, ce qui ne semble pas être le cas pour le moment. Affaire à suivre.

Devant composer avec un nouvel arrivant l’éclipsant, Speak No Evil ne peut que botter en touche et céder sa place, faisant désormais frissonner le public sur la troisième et dernière marche du podium.

Pour son deuxième week-end, le remake du film éponyme danois réalisé par Christian Tafdrup en 2022, voit sa fréquentation dégringoler de 49,1%, un coup dur se traduisant par l’ajout de 5,7M$ à son box office, qui s’élève maintenant à 21,3M$. Soit un chiffre honorable pour James Watkins, faisant oublier l’échec de son précédent essai Bastille Day qui, en 2016, avait terminé son parcours avec seulement 50 269$ en poche. Par contre, faire jeu égal avec La Dame en Noir sera une mission impossible, le film d’horreur ayant engrangé 54,3M$ en 2012 – restant l’opus le plus populaire de la filmographie du cinéaste britannique.

Arrivant doucement mais sûrement dans les salles du globe, Speak No Evil obtient pour le moment 42,5M$ de recettes – ce qui s’avère satisfaisant dans la mesure où le budget de cette production est de 15M$. Les profits sont donc de la partie.

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