Ce week-end du 13 au 15 septembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Speak No Evil de James Watkins, Am I Racist ? de Justin Folk, The Killer’s Game de J.J. Perry, DAN DA DAN: First Encounter de Fuga Yamashiro, God’s Not Dead : In God We Trust de Vance Null, The Critic d’aman Tucker, Mon futur moi de Megan Park, Faith of Angels de Garrett Batty ou encore Music for Mushrooms d’East Forest. Parmi ces neuf propositions, une a su prendre le dessus sur ces concurrents pour se faire une petite place sur les hauteurs du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Passé un lancement en grandes pompes – lui permettant de mettre fin au règne de Deadpool & WolverineBeetlejuice Beetlejuice continue de dominer avec panache la compétition, conservant son trône pour mieux provoquer la pagaille sur la plus haute marche du podium.

Pour son second week-end, la nouvelle réalisation de Tim Burton voit tout de même sa fréquentation chuter de 53,5%, ce qui reste une perte raisonnable pour une production de ce genre. De quoi lui permettre de rajouter 51,6M$ à son box office, qui se hisse à 188M$ après dix jours de présence sur les écrans. Une belle remontada pour le cinéaste britannique, qui n’avait plus connu de tels scores depuis plus d’une décennie et la sortie d’Alice aux Pays des Merveilles (2010), qui virevoltait pour sa part à 209,3M$ au même stade. Il va sans dire que la progression est également au rendez-vous par rapport à Beetlejuice premier du nom qui, en 1988, avait terminé son parcours avec 74,6M$ en poche. 

Ce retour en force de Burton et de son facétieux personnage incarné par Michael Keaton se confirme à l’international puisque Beetlejuice Beetlejuice voit ses recettes atteindre les 264,3M$ de dollars sur la surface du globe alors qu’il lui reste encore pas mal de territoires à conquérir, amorçant déjà sa rentabilité – sachant que son budget est estimé à 100M$.

Face au monopole de Beetlejuice Beetlejuice, qui amuse la galerie, difficile de rivaliser. Ce que constate Speak No Evil qui, s’il parvient à prendre de court ses camarades pour devenir la seule nouveauté à se faufiler dans le trio de tête, doit se contenter de peu financièrement parlant.

Pour ses débuts sur le sol américain, le remake du film éponyme danois réalisé par Christian Tafdrup en 2022, a ainsi récolté 11,5M$, ce qui se révèle quelque peu faiblard – la concurrence étant rude ces temps-ci. Pour James Watkins, le verre est à voir à moitié plein, ce résultat surpassant de loin le total de son précédent essai Bastille Day qui, en 2016, n’amassait que 50 269$. Par contre, faire jeu égal avec La Dame en Noir sera une mission périlleuse, le film d’horreur ayant engrangé 54,3M$ en 2012 – restant l’opus le plus populaire de la filmographie du cinéaste britannique.

Arrivant doucement mais sûrement dans les salles du globe, Speak No Evil obtient pour le moment 20,8M$ de recettes – ce qui s’avère satisfaisant dans la mesure où le budget de cette production est de 15M$.

Après avoir perdu sa mainmise sur le box office, Deadpool & Wolverine s’affaiblit davantage et se rapproche de la sortie, le pas de deux entre Ryan Reynolds et Hugh Jackman au sein de l’univers cinématographique déclinant de la deuxième à la troisième marche du podium.

En dépit de sa rétrogradation, le troisième opus de la saga Deadpool se rattrape question fréquentation, celle-ci ne s’écroulant que de 25,8%. Récoltant encore 5,2M$, le long-métrage mis en scène par Shawn Levy culminant maintenant à 621,4M$. De quoi affirmer son statut de chapitre le plus puissant de la trilogie consacrée à notre mercenaire à la langue bien pendue, surpassant ses prédécesseurs qui avaient respectivement clôt leur parcours avec 363M$ puis 324,5M$ en 2016 et 2018. Mieux encore, avec ce score la production héroïque signe un record pour un film Rated R (interdit aux moins de seize ans non accompagnés d’un adulte), faisant mieux que La Passion du Christ qui virevoltait à 370,7M$ il y a vingt ans. Concernant le MCU, nous nous situons dans le haut du panier, cette rencontre au sommet entre Wade Wilson et Logan s’apprêtant à surpasser Avengers, qui avait terminé son parcours avec 623,3M$.

Continuant de faire sensation dans le reste du monde, Deadpool & Wolverine reste en forme, ses recettes se hissant à ce stade à 1 304 995 644M$ pour être précis – ce qui n’était pas arrivé au sein de l’écurie Marvel Studios depuis Spider-Man : No Way Home.

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