Ce week-end du 14 au 16 juin, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Vice-Versa 2 de Kelsey Mann, Treasure de Julia von Heinz, Le jeu de la Reine de Karim Aïnouz, Ghostlight de Kelly O’Sullivan et Alex Thompson ou encore Summer Solstice de Noah Schamus. Sur ces cinq nouveautés, une s’est logiquement imposée au sommet du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Si elle avait du mal à s’élancer, la saison estivale trouve finalement l’impulsion nécessaire pour ramener le public américain dans les salles obscures grâce à l’arrivée fracassante de Vice-Versa 2 dans la partie qui, en plus de détrôner Bad Boys : Ride or Die crée un précédent dans le monde de l’animation.
Du haut de la plus haute marche du podium, le long-métrage réalisé par Kelsey Mann se paye le luxe d’engranger 155M$ à l’occasion de son week-end inaugural, soit le démarrage le plus puissant pour une production animée, dépassant le record autrefois détenu par La Reine des Neiges II – qui était de 130,2M$. Un lancement surpuissant qui aura de quoi redonner le sourire à Pixar, qui a dû faire face à quelques remous depuis 2020 entre la décision de Disney de proposer certains de leur titres directement en streaming puis la contre-performance de Buzz l’Éclair, qui n’avait engrangé que 226,4M$…dans le monde (l’an dernier Élementaire s’en était mieux sorti à l’international que sur le territoire US, obtenant 496,4M$ au total).
Cette remontada de Pixar semble également se confirmer dans les autres pays où Vice-Versa 2 est exploité, ses recettes atteignant déjà les 295M$ alors que sa carrière vient seulement de démarrer. Sera t-il le premier film de 2024 à franchir le seuil du milliard de dollars ? Suspense. Quoiqu’il en soit son budget, estimé à 200M$, sera renfloué en un rien de temps, ce qui est déjà une excellente nouvelle.

Après avoir ouvert la voie à cette impulsion salutaire pour le box office, Bad Boys : Ride or Die se retrouve face à un coriace concurrent avec Vice-Versa 2, ce qui l’amène à devoir lâcher du leste (et son trône) pour mieux poursuivre son parcours en deuxième position.
Malgré cette rétrogradation niveau classement, le quatrième opus de la franchise, mis en scène par le tandem Adil El Arbi/Bilall Fallah, tient le choc en parvenant à limiter sa chute avec une fréquentation en baisse de 41,6%. Un maintien de premier ordre, surtout lorsque l’on doit composer avec le raz-de-marée Pixar. Récoltant encore 33M$, ce nouvel épisode passe sans soucis le cap des 100M$, ayant amassé 112,2M$ en dix jours – réduisant de ce fait l’écart avec son prédécesseur Bad Boys For Life, qui avait engrangé 120,6M$ au même stade. Si le score du premier film a déjà été surpassé (65,8M$), celui de sa suite le sera également dans très peu de temps, celui-ci ayant clôturé sa carrière avec 138,6M$ en poche en 2002.
En tenant compte des résultats provenant des autres territoires, Bad Boys : Ride or Die cumule déjà 214,6M$ de recettes – prouvant que la saga portée par Will Smith et Martin Lawrence en a encore dans le ventre, la rentabilité étant une fois de plus en ligne de mire.

Disparu depuis quelques semaines du trio de tête, La Planète des Singes : Le Nouveau Royaume profite de la faiblesse du reste de la concurrence pour reprendre du poil de la bête, pointant de nouveau son museau sur le podium en progressant de la cinquième à la troisième place.
En plus de reprendre de la hauteur, le quatrième épisode du reboot de la saga culte (qui fût opéré par 20th Century FoxStudios en 2011) se maintient a un bon niveau, sa fréquentation diminuant d’e’à peine 5%. Ce qui se traduit par l’ajout de 5,2M$ à son score, culminant maintenant à 157,8M$ en plus d’un mois de présence sur les écrans. Soit un résultat satisfaisant, surpassant finalement La Planète des Singes – Suprématie, qui avait obtenu 146,8M$ en fin de carrière.
Étendant son emprise sur le reste du monde, Le Nouveau Royaume continue de faire le plein de dollars, ses recettes virevoltant à 374,5M$ ce qui lui permet de limiter la casse financièrement parlant, son budget étant de 160M$.