Ce week-end du 7 au 9 juin, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Bad Boys : Ride or Die d’Adil El Arbi et Bilall Fallah, Les Guetteurs d’Ishana Shyamalan, Tuesday de Daina Oniunas-Pusic, I Used to be Funny d’Ally Pankiw ou encore se replonger dans les univers du Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau et Les deux Tours de Peter Jackson ou encore de Cours, Lola, Cours de Tom Tykwer. Sur ces sept propositions, une est parvenue à se distinguer au sommet du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Dans une mauvaise passe depuis le lancement en bonne et due forme de la saison estivale, le box office américain a le droit à un léger sursaut grâce à Bad Boys : Ride or Die, qui envoie Garfield dans son panier pour mieux semer la pagaille sur la plus haute marche du podium.
Pour son premier week-end, le quatrième opus de la franchise, mis en scène par le tandem Adil El Arbi/Bilall Fallah, est parvenu à récolter 56,5M$, soit un score satisfaisant par les temps qui courent. D’ailleurs, s’il reste derrière son prédécesseur Bad Boys For Life, qui avait engrangé 62,5M$ lors de son démarrage en 2020, ce nouveau volet surpasse les films réalisés par Michael Bay, qui avaient obtenu 15,5M$ puis 46,5M$ à l’occasion de leur lancement.
En tenant compte des résultats provenant des marchés internationaux, Bad Boys : Ride or Die cumule déjà 104,6M$ de recettes – prouvant que la saga portée par Will Smith et Martin Lawrence en a encore dans le ventre. Nul doute que son budget, estimé à 100M$, sera rapidement renfloué.

Se plaisant à manger des lasagnes sur son piédestal, Garfield, héros malgré lui vient de se faire renverser son plat au sol par Bad Boys : Ride or Ride. Une déconfiture résultant en une rétrogradation en seconde position.
Glissant au classement, le film d’animation de Mark Dindal limite la casse en termes de fréquentation, celle-ci déclinant de 28,7%, ce qui lui permet d’accumuler 10M$ supplémentaires. Totalisant 68,6M$ en dix-sept jours d’exploitation, cette troisième adaptation du comic strip de Jim Lee se débrouille mieux que prévu, surpassant de loin Garfield 2 qui avait amassé 28,4M$ en 2006. Prochaine étape, faire mieux que la première aventure cinématographique consacrée à notre félin, qui avait atteint les 75,3M$ il y a vingt ans.
Restant solide sur ses papattes, Garfield : Héros malgré lui prend de la hauteur à l’international, ses recettes s’élevant désormais à 192,7M$. De quoi satisfaire Sony Pictures, dans la mesure où cette production a largement rentabilisé son budget de 60M$.

Une tendance semble apparaître en cette période compliquée, les films familiaux tiennent mieux le choc face à la tourmente, comme en témoigne le parcours de Blue & Compagnie qui, malgré un nouvelle chute sur la troisième marche du podium, garde le cap financièrement parlant.
Restant endurant, la réalisation de John Krasinski perd peu de plumes, sa fréquentation fléchissant de 25,3%. Ce qui se traduit par l’ajout de 7,8M$ en trois jours, pour un total de 93,3M$ depuis sa sortie le 17 mai. Un résultat devenant progressivement satisfaisant pour Paramount Pictures, le seuil des 100M$ étant désormais franchissable. Pour l’acteur/cinéaste, se rapprocher des carrières de Sans Un Bruit et sa suite, qui avaient respectivement amassés 188M$ puis 160M$, sera par contre impossible.
Continuant de partir à la découverte des salles du monde entier, Blue & Compagnie cumule 160,5M$ de recettes, pour un budget estimé à 110M$. Ce n’est pas la panacée (la rentabilité ne sera pas au programme) mais en tenant sur la durée, cette proposition prend doucement du galon.