Ce week-end du 23 au 25 février, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Ordinary Angels de Jon Gunn, Demon Slayer : Kimetsu No Yaiba – En route vers l’entraînement des piliers de Haruo Sotozaki, Drive-Away Dolls d’Ethan Coen, Stopmotion de Robert Morgan, They Shot The Piano Player de Fernando Trueba et Javier Mariscal, Golden Years de Barbara Kulcsar, Drugstore June de Nicholaus Goossen, About Dry Grasses de Nuri Bilge Ceylan ou encore se replonger dans l’univers des Misérables de Tom Hooper. Sur ces neuf propositions, deux sont parvenues à se hisser au sommet du classement. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Passé un court sursaut, le box office américain repartait dans ses travers et faiblissait à nouveau. Un contexte pour le moins morose faisant encore les affaires de Bob Marley : One Love, qui continue de bercer les oreilles du public sur la plus haute marche du podium.
S’il conserve son trône, le biopic consacré à la légende du raggae mis en scène par Reinaldo Marcus Green doit tout de même faire face à une baisse de fréquentation de l’ordre de 52,9%. Ce qui se traduit par l’ajout de seulement 13,5M$ en ce deuxième week-end, pour un total s’élevant désormais à 71,1M$ en douze jours d’exploitation. Soit un score des plus corrects pour ce type de long-métrage, s’apprêtant à surpasser Ray, qui avait amassé 75,3M$ en 2004 pour mieux se rapprocher doucement mais sûrement de Rocketman, qui avait englobé 96,4M$ il y a cinq ans.
En tenant compte de ses résultats obtenus à l’international, Bob Marley : One Love prend davantage de hauteur, ses recettes atteignant les 120,5M$ sur la surface du globe. De bon augure pour la suite de son parcours, son budget de 70M$ étant assuré d’être renfloué.

S’il conserve la pole position, il s’en est fallu de peu pour le biopic sur Bob Marley tombe de son piédestal, car la surprise de ce week-end provient de Demon Slayer: Kimetsu No Yaiba – En route vers l’entraînement des piliers qui, en étant projeté dans moitié moins de cinémas, est parvenu à tenir tête à son concurrent frontal et à le talonner de peu, débarquant en force à la deuxième place du trio de tête.
Pour ses débuts sur le territoire américain, la dernière adaptation cinématographique en date du manga phare de Koyoharu Gotōge, une nouvelle fois mise en scène par Haruo Sotozaki, ne démérite pas en engrangeant 11,5M$ en trois jours et en étant proposé sur 1949 écrans (Bob Marley : One love en a 3597 à disposition). Soit un lancement similaire à son prédécesseur, Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – En route pour le village des forgerons, qui avait obtenu 10,1M$ il y a un an là aussi avec une sortie limitée – et suivant le même concept de compilation d’épisodes pour former un long-métrage en bonne et due forme. Nous resterons par contre à une petite distance du premier ‘véritable’ film estampillé Demon Slayer, sous-titré Le Train de l’Infini, qui s’était élancé en direction des salles obscures avec 21,2M$ à son bord en 2020, pour mieux culminer à 49,5M$ en fin de parcours – ce qui était exceptionnel pour le genre.
Cumulé aux résultats provenant de l’international, Demon Slayer: Kimetsu No Yaiba – En route vers l’entraînement des piliers ne prend que peu de galon, récoltant pour le moment 28,2M$ ce qui peu paraître faible vu la popularité du shōnen. Pour comparaison, Demon Slayer : Le Train de l’Infini tutoyait les sommets en voyant ses recettes bondir à 453,2M$.

Eclipsé par le nouvel opus de Demon Slayer, qui bénéficiait d’un plus faible exposition que lui, Ordinary Angels n’a pas pu faire de miracles, devant se contenter de la troisième et dernière marche du podium, pour son arrivée dans les salles obscures au pays de l’Oncle Sam.
À l’occasion de son premier week-end, le drame réalisé par Jon Gunn et porté par Hilary Swank a engrangé la maigrelette somme de 6,5M$. Si ce résultat n’est pas des plus probants, pour le cinéaste le verre se voit à moitié plein puisque ce démarrage est supérieur à celui de son précédent essai, Jésus, l’enquête, qui avait obtenu 3,9M$ en avril 2017 et achevé son périple au cinéma avec 14,6M$. Un seuil que ce nouveau film devrait atteindre, si le maintien est au rendez-vous.
Quoiqu’il en soit Ordinary Angels devra composer avec ce chiffre, étant exclusivement exploité aux États-Unis à cet instant. Fort heureusement pour lui, son budget est compris entre 12M$ et 13M$, assurant dans le pire des cas des pertes minimes financièrement parlant.