Comptant parmi les premiers festivals de l’année consacrés au septième art, le Festival international du film fantastique de Gérardmer se prépare à inaugurer sa trente-et-unième édition dans la joie et la bonne humeur, venant d’annoncer les moments forts de ce millésime 2024 – qui se tiendra du 24 au 28 janvier.
Figurant parmi les récents auteurs du cinéma fantastique au pays de l’Oncle Sam, le scénariste/réalisateur Gareth Edwards – à qui l’on doit Monsters, Godzilla, Rogue One et The Creator – recevra un hommage lors d’une cérémonie en son honneur puis donnera une masterclass le vendredi 26 janvier à 14h. Xavier Gens et Bérénice Bejo viendront pour leur part présenter les premières images de Sous la Seine, une production horrifique où un requin sème la mort en plein Paris, qui sera proposée cet été sur Netflix.
Les requins qui seront également au cœur d’une catégorie entièrement consacrée, la bien-nommée Nuit Shark Attacks, qui permettra au public de (re)découvrir Les Dents de la Mer de Steven Spielberg et 47 Meters Down de Johannes Roberts. Cette année, les vampires auront également la part belle, étant au centre d’une rétrospective dédiée avec la projection du Nosferatu de Friedrich Wilhelm Murnau, de Dracula de Francis Ford Coppola, Dark Shadows de Tim Burton ou encore Thirst de Park Chan-wook.
Concernant le fer de lance de l’événement, sa compétition, les jurys longs et courts-métrages respectivement présidés par Bernard Werber et Bernard Minier, qui réunissent entre autres Clovis Cornillac, Alessandra Sublet, Monsieur Poulpe ou encore Sébastien Vaniček auront fort à faire pour départager les quinze œuvres s’offrant à eux (dix courts/cinq longs), qui « marquent l’évolution ou l’involution d’un genre affranchi de l’éthique mais dépassé par le réel. dixit Bruno Barde le directeur du festival. « Le fantastique de cette édition réside plus dans son étymologie que dans une fantasmagorie appauvrie, témoignant de la décomposition des fragilités humaines. L’origine en est à la fois littéraire et picturale, unie dans un mouvement que l’on nomme cinéma et dont les meilleurs spécimens se découvrent à Gérardmer, où la peur et la monstruosité habillent les écrans. »
La littérature fantastique aura aussi une place de choix dans cette cuvée 2024 et sera analysée par le biais d’une table ronde en présence d’Audrey Fella, Bernard Werber, Bernard Minier et Jean-Paul Salomé, animée par Baptiste Liger (directeur de la rédaction de Lire Magazine littéraire). Pour plus de détails quant à la programmation et les tarifs des séances/pass journées, direction le site officiel du festival.

Compétition
Longs-métrages:
Amelia’s Children de Gabriel Abrantes (Portugal)
En attendant la nuit de Céline Rouzet (France & Belgique)
La Damnée d’Abel Danan (France)
Perpetrator de Jennifer Reeder (États-Unis)
Resvrgis de Francesco Carnesecchi (Italie)
Sleep de Jason Yu (Corée du Sud)
The Forbidden Play d’Hideo Nakata (Japon) – Film d’Ouverture
The Funeral d‘Orçun Behram (Turquie)
The Seeding de Barnaby Clay (États-Unis)
When Evil Lurks de Demián Rugna (Argentine)
Courts-métrages:
Au prix de la chair de Tomas Palombi (France)
Dark Cell de Jean-Michel Tari (France)
Girls de Julien Hosmalin (France)
La Croix de Joris Fleurot (France)
Transylvanie de Rodrigue Huart (France)
Hors-compétition
Concrete Utopia d’Um Tae-hwa (Corée du Sud)
It’s a wonderful knife de Tyler MacIntyre (États-Unis, Royaume-Uni et Canada)
Kaidan. Histoires étranges de fantômes japonais d’Yves Montmayeur (France)
La Morsure de Romain de Saint-Blanquat (France)
Le Mangeur d’Âmes de Julien Maury et Alexandre Bustillo (France)
Roqya de Saïd Belktibia (France)
Sharksploitation de Stephen Scarlata (États-Unis)
Super Lion de Rasmus A. Sivertsen (Norvège)
Vampire humaniste cherche suicidaire consentant d’Ariane Louis-Seize (Canada)
New Life de John Rosman (États-Unis) – Film de Clôture