Ce week-end du 12 au 14 janvier, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Mean Girls, lolita malgré moi de Samantha Jayne et Arturo Perez Jr., The Beekeeper de David Ayer, The Book of Clarence de Jeymes Samuel, Une Belle Course de Chrstian Carion et Inshalla un fils de Amjad Al Rasheed. Sur ces cinq nouveautés, deux sont parvenues à se frayer un chemin vers le sommet du classement. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Alors qu’elle vient à peine de débuter, l’année 2024 se démarque à travers une première tendance, l’appétence du public pour les comédies musicales, comme en témoigne l’arrivée en fanfare de Mean Girls : lolita malgré moi, qui déloge Wonka de son piédestal pour mieux pousser la chansonnette sur la plus haute marche du podium.

Pour son week-end inaugural, l’adaptation du musical lui-même basé sur la comédie éponyme sortie il y a vingt ans (la boucle est maintenant bouclée) a su séduire sa fan base en récoltant 28M$. Soit un lancement similaire à son modèle cinématographique, le long-métrage réalisé par Mark Waters ayant amassé pour sa part 24,4M$ en trois jours. Tout porte à croire que la carrière de cette relecture orchestrée par Samantha Jayne et Arturo Perez Jr. suivra une tendance identique et devrait atteindre les 80M$ en fin de parcours. Affaire à suivre.

Cumulé aux premiers scores obtenus dans les autres pays où il est exploité, Mean Girls : lolita malgré moi gagne très légèrement en popularité, ses recettes s’élevant à 34,5M$ dans le monde pour le moment. Autant dire que son budget, estimé à 36M$, sera rapidement renfloué.

S’il a récemment fait un bide avec Expendables 4, Jason Statham compte bien prendre sa revanche sur le box office et montre de quel bois il se chauffe avec The Beekeeper, qui se paye lui aussi le luxe de mettre un taquet à Wonka pour s’asseoir en deuxième position dans le trio de tête.

Pour son arrivée dans les salles obscures américaines, l’actioner mis en scène par David Ayer a réussi à tirer son épingle du jeu, engrangeant 16,7M$ en l’espace d’un week-end. Pour le cinéaste, cette entrée en matière l’aide à oublier l’épisode The Tax Collector, qui avait dû se contenter de 1M$ en 2020 – en pleine pandémie. Si The Suicide Squad restera une exception financièrement parlant (il avait totalisé 325,1M$ en 2016), le démarrage de The Beekeeper est davantage dans la moyenne de sa filmographie, se plaçant entre ceux de Au Bout de la Nuit (12,4M$) et Fury (23,7M$).

En tenant compte des premiers résultats provenant de l’international, le long-métrage voit ses recettes se hisser à 21,9M$ à cet instant, ce qui est de bon augure pour la suite, son budget étant de 34M$.

Alors qu’il avait le champ libre depuis un mois, Wonka voit son règne toucher à sa fin avec fracas, se faisant battre non pas par un mais deux adversaires. En résulte une lourde chute du sommet de la pyramide, pour mieux retomber sur la troisième et dernière marche du podium.

En plus de ce revers niveau classement, le préquel de Charlie et la Chocolaterie chapeauté par Paul King fait face à une fréquentation en baisse de 40,5%. Ce qui se traduit par l’ajout de 8,3M$ supplémentaires, une somme l’aidant à totaliser 176,1M$ depuis le 15 décembre. Soit un excellent résultat vu le contexte – où de grosses productions se cassent les dents financièrement parlant. Pour le réalisateur, ce résultat est d’ores et déjà le meilleur de sa carrière, surpassant ceux de Paddington et sa suite, qui avaient terminé leur parcours sur le sol américain avec 76,2M$ puis 40,9M$ en 2014 et 2017.

Tenant bon la barre dans le reste du monde, Wonka trace sa route vers le succès, ses recettes culminant désormais à 507,7M$. De quoi donner le sourire à Warner Bros.

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